
J’ai toujours aimé les reprises. Parfois, j’ai même préféré les reprises aux versions originales. Parfois, je n’ai même aimé d’un groupe que la ou les reprises qu’il avait pu jouer. Mais ce n’est pas le cas ici. Ici, j’ai d’abord découvert ce groupe par une reprise – une reprise assez décalée et jouée, je crois, avec une certaine irrévérence qui n’était pas pour me déplaire. Pourtant, sans le savoir – sans que le principal intéressé ne le sache non plus –, j’avais sans doute ou peut-être déjà croisé l’un des deux responsables de ce groupe-ci dans la vraie vie, le soir du 14 janvier 1996, dans la petite salle barcelonaise baptisée Nitsa alors que se succédaient sur scène Spring puis Le Mans – et que je passais aussi quelques disques (et je me souviens même avoir enchainé Washer de Slint et Da Funk de Daft Punk, mais je ne sais plus dans quel ordre…). Mais le groupe en question, lui, n’existait pas encore. Continuer la lecture de « Hidrogenesse, deux sur une banquette »
Je m’en suis rendu compte il y a quelques jours : j’entretiens avec certains artistes – pour la plupart, les artistes qui ont participé activement à mon éveil musical et m’ont ouvert quelques horizons – des relations amoureuses pas si éloignées que cela de celles qui (dés)unissent Ana et Oscar dans la série 
On ne l’a pas tout de suite su, mais c’était là dès le début. Dès l’achat de 
Cinq ans, on ne s’en rend jamais bien compte, mais ça représente vraiment quelque chose – même si à l’échelle des fans de 
Il y a quelque temps, en relisant des extraits d’un livre que j’avais rangé depuis trop longtemps au fin fond de ma bibliothèque, j’ai (re)découvert une phrase parfaite, ou plutôt une phrase que j’ai trouvée parfaite car elle disait en peu de mots exactement tout d’un de mes groupes de chevet – et même, sans doute, de la majorité des disques de ma discothèque : “Cette musique ressemblait parfois à de petits morceaux de cristal colorés et, quelquefois, c’était la chose la plus douce, la plus triste qu’on pût imaginer”. C’est 