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Dans les terres d’Ecosse : Davy Henderson

Davy Henderson

« Dans les Terres d’Écosse » sera une série d’interviews avec des musiciens écossais que j’aime bien — le rythme sera un peu aléatoire, je suis un peu feignant. Depuis sept ans que je vis en Écosse, il est temps de se soucier un brin de mon environnement — c’est aussi bête que ça. Et surtout, il n’y aura aucun lien avec l’actualité — enfin, aussi peu que possible. Pour la première, j’ai rencontré Davy Henderson dans une galerie au cœur d’Édimbourg. Continuer « Dans les terres d’Ecosse : Davy Henderson »

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In the Lands of Scotland : Davy Henderson

Davy Henderson

Dans les Terres d’Ecosse (In the Lands of Scotland) will be a series of interviews with Scottish musicians that I like – as I’m a bit lazy, the rhythm of publication will be a bit random. I have lived in Scotland for seven years, time to care a little bit about my surroundings. There will be no link with current events and news stories, well, as little as possible anyway. For the first one, I met up with Davy Henderson in an art gallery in Edinburgh. Continuer « In the Lands of Scotland : Davy Henderson »

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Dans les terres d’Ecosse, avec Davy Henderson (Intro)

Davy Henderson, période The Nectarine N°9, album « Saint Jack »

En sept ans, à quelques exceptions notables (Lawrence, Cass McCombs, Vashti Bunyan), depuis que je vis en Ecosse, mes interviews ont été faites au téléphone, ou sur Internet. Il en prend un coup, le romantisme du rock critic. Enfin. Je me disais : « comment faire pour enfin choper les émotions humaines au plus près? » Et puis, l’idée m’est venue. Pourquoi ne pas aller voir ceux d’à côté? Les écossais, les vrais, ceux qui ont façonné le son du petit bout de terre au Nord de l’Angleterre, qui, en terme de patrimoine pop, se posent là. Continuer « Dans les terres d’Ecosse, avec Davy Henderson (Intro) »

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Lawrence : « Je n’ai pas internet »

Go-Kart Mozart / Track by track

Je me souviens d’une chose que m’avait racontée Christopher Owens de Girls un soir, après un concert de Girls à Paris : « Matt Fishbeck m’a dit : écoute Felt, écoute ces dix albums jusqu’à plus soif. Et puis, quand tu les connaitras par cœur, tu seras prêt pour Denim et Go-Kart Mozart. » Une phrase qui faisait écho à un échange que j’avais eu avec Christophe Basterra un peu avant — il ne s’en souviendra sûrement pas — alors que j’étais tout frais stagiaire pour une revue dont-on-ne-prononcera-pas-le-nom : « Les gens qui préfèrent New Order à Joy Division », lui avais-je dit pour répondre à un quolibet sur mon T-shirt Love Will Tear Us Apart, « c’est un peu comme les gens qui préfèrent Denim à Felt, non ? ». Et lui de me répondre « Figure-toi que c’est pas loin d’être le cas. » Et toc. Il avait raison sur New Order, bien sûr. Enfin, tout ça non pas pour faire dire à Christophe que Denim serait mieux que Felt, parce qu’on s’en fout et que là n’est pas la question, mais pour dire que, tout pop soient-ils, Denim ou Go-Kart Mozart sont des acquired taste, comme on dit par chez moi. Et que Felt, lorsque la magie se révèle, n’en devient plus qu’une étape. Quelle étape, certes, mais une étape, où l’on va chercher constamment les indices de la folie future. Je m’étonne presque maintenant de réécouter plus souvent les décrochages stylistiques de Felt (The Seventeenth Century, Train Above the City, Me and a Monkey on the Moon, The Final Resting of The Ark) que les chefs-d’œuvres plus évidents (The Strange Idols Pattern And Other Short Stories ou Forever Breathes the Lonely World).

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Matt Fishbeck

Il y a peu de disques qui ont eu autant d’impact dans ma vie que Stranded at Two Harbors de Holy Shit. J’avais 17 ans quand il est sorti, 19 quand je l’ai découvert, en 2008 : souvent un âge charnière. Je ne connaissais pas bien Felt. Je n’avais jamais entendu parler de Sarah Records. Par contre, en fan d’Animal Collective, je savais qu’Ariel Pink avait quelque chose à voir à l’affaire, que Rusty Santos, compagnon de label (le défunt UUAR), avait masterisé le disque, que Christopher Owens, dont j’étais amoureux des singles de Girls, avait été leur batteur. Holy Shit, c’était aussi le noyau d’une scène californienne qui bourgeonnait, autour desquels gravitaient les beaux bizarres John Maus, Nite Jewel, Geneva Jacuzzi, etc… Ce fut, comme dirait The Gist, love at first sight, but I just didn’t know.
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Lawrence Of Belgravia de Paul Kelly (2011, Heavenly Films)

« I live my life as if I was in a film, you could have been my co-star, oh what a thrill ! » Ça torturait Lawrence depuis un bout de temps. Ces mots sont tirés de la chanson I Talk With Robot Voice, extraite de l’album de Go-Kart Mozart, On The Hot Dog Streets, mais écrite il y a des années déjà. On ne cherchera pas à la dater précisément, mais la première mouture a possiblement près de quinze ans. Et puis, l’intéressé le confie volontiers en interview : il a toujours su, quelque part, qu’on ferait un film sur lui. Tout comme un livre, d’ailleurs. Il est tellement sûr de son talent, il attend tellement le succès qu’il s’y est toujours préparé. Et il a derrière lui une histoire tellement incroyable. Continuer « Lawrence Of Belgravia de Paul Kelly (2011, Heavenly Films) »