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Chris Cohen, Chris Cohen (Captured Tracks)

Dans la famille Cohen, il faut donc, cette fois-ci, commencer par demander le père. Bonne pioche ? Peut-être pas tant que ça. Kip Cohen, ancien collaborateur de  Bill Graham au Fillmore East, directeur artistique dans les années 1970 chez Columbia et A&M où il encadra les débuts de carrière de Billy Joel, Styx ou Pablo Cruise, a récemment décidé de mettre un terme à 53 années de mariage, révélant publiquement au passage son homosexualité et ses diverses addictions, jusque là consciemment ignorées de ses proches. De quoi sérieusement secouer, on s’en doute, son musicien de fils qui s’est inspiré de ce contexte particulièrement déstabilisant pour composer le dernier volet d’une trilogie entamée en 2012 avec Overgrown Path. Continuer « Chris Cohen, Chris Cohen (Captured Tracks) »

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L’Éclair, Sauropoda (Beyond Beyond is Beyond records/Bongo Joe records)

Déjà présentés dans la désormais mythique rubrique Sous Surveillance alors qu’ils s’apprêtaient à nous dévoiler leur album Polymood, il n’aura pas fallu attendre six mois pour que L’Éclair dégaine son successeur et troisième album, Sauropoda. Petit rappel : L’Éclair, c’est ce combo genevois complètement dopé au jazz-fusion et à l’afrobeat que l’on retrouve signé chez les labels psycho-exotiques Beyond Beyond is Beyond et Bongo Joe records. Continuer « L’Éclair, Sauropoda (Beyond Beyond is Beyond records/Bongo Joe records) »

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Tashi Wada w/ Yoshi Wada & Friends – FRKWYS Vol. 14 : Nue (RVNG Intl.)

Tashi Wada with Yoshi Wada and Friends, NueNous en sommes tout juste aux Saints de glace et le printemps, bien qu’encore débutant et timide, déjà nous apporte son lot de précieux présents sous forme d’une épiphanie opaline et apaisée. Cependant, j’avoue mon retard puisque c’est à l’automne dernier que Nue, volume numéroté 14 de la série FRKWYS de l’excellent label RVNG Intl., est sorti, mais parfois voyez-vous, les miracles semblent volontairement se dérober à votre attention pour mieux vous surprendre par leur magie deux saisons plus tard. Continuer « Tashi Wada w/ Yoshi Wada & Friends – FRKWYS Vol. 14 : Nue (RVNG Intl.) »

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The Leisure Society, Arrivals And Departures (Ego Drain/Modulor)

Depuis quand n’avait-on pas écouté – réécouté même – un double album dans son intégralité dès sa découverte, sans éprouver la moindre trace de lassitude, sans tricher en en fractionnant les longueurs indigestes ou fastidieuses ? On a beau chercher, farfouiller dans les tréfonds de vieux souvenirs d’adolescence : la réponse ne s’impose pas. Contrairement à ce cinquième album de The Leisure Society qui s’est immédiatement incrusté avec une force inattendue dans les recoins d’un quotidien dont il a pris possession depuis quelques semaines. Fascinant jusque dans ses moindres méandres, impossible à déloger de cette place centrale et privilégiée qu’il occupe d’ores et déjà tout près du cœur, le diptyque composé par Nick Hemming et Christian Hardy semble doté d’une force et d’une évidence que ne possédaient pas tout à fait les quatre premiers volets d’une œuvre pourtant très appréciable et conséquente. Continuer « The Leisure Society, Arrivals And Departures (Ego Drain/Modulor) »

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Young Gun Silver Fox, AM Waves (Légère Recordings)

Young Gun Silver FoxPas un jour ne passe sans que l’un d’entre nous annonce son départ des réseaux sociaux. La démission de facebook devient l’une des nombreuses figures de styles du monde contemporain, une manière d’affirmer aux yeux des autres sa singularité. Reconnaissons être tous plongés dans une certaine lassitude vis à vis de l’application (ou du site) du géant américain ; la spontanéité des débuts a laissé place à une communication resserrée et contrôlée pas toujours propice à découvrir et échanger avec les autres. Mais parfois des limbes, surgit l’inattendu. Continuer « Young Gun Silver Fox, AM Waves (Légère Recordings) »

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The Cure, 
Disintegration (Polydor/Universal)

Les 30 ans du dernier grand album de The Cure

The CureMais comment en est-on arrivé là ? En à peine plus de dix ans, les choses ont incroyablement changé pour The Cure. Né de l’urgence du punk, devenu emblème post-existentialiste (la faute d’Albert Camus), le groupe a vite évolué au gré des humeurs et aspirations d’un leader qui commence par se chercher (un album rose, une compilation américaine) avant de trouver. Trouver une voie (et voix) sonique qu’il s’empresse d’explorer de fond en comble dès les premiers soubresauts de la décennie quatre-vingt. Continuer « The Cure, 
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Weyes Blood, Titanic Rising (Sub Pop / PIAS)

De la musique d’usage

Pourquoi déposer ou insérer un disque sur ou dans sa platine ? Pourquoi sélectionner sa pochette dans le flow d’un appareil numérique ? Parce que nous avons envie de l’écouter. Parce que nous éprouvons suffisamment longtemps l’envie suffisamment forte d’en faire usage. Une envie qui seule procure l’énergie de choisir ce disque, lui et aucun autre, lui et pas le silence, lui et pas le bruit, pour nous accompagner les dizaines de minutes à venir. Un disque est une compagnie. Continuer « Weyes Blood, Titanic Rising (Sub Pop / PIAS) »

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The Pearlfishers, Love And Other Hopeless Things (Marina Records)

the pearlfishersC’est l’un de ces instants où le plaisir rare des retrouvailles se mêle à la tristesse du deuil puisque la publication de ce neuvième album de The Pearlfishers – le premier depuis cinq ans ; le second depuis 2007 – coïncide avec l’annonce quasi-simultanée de la fermeture de la belle maison hambourgeoise qui abritait avec fidélité et bienveillance David Scott et ses camarades. Marina Records s’apprête malheureusement à mettre la clef sous la porte et l’on se prend à regretter d’avoir trop souvent considéré comme un acquis secondaire l’existence de cette institution qui a largement contribué à entretenir la flamme d’une pop classique et mélodieuse, révélant au passage quelques talents en marge de leur époque – Brent Cash, pour n’en citer qu’un – tout en préservant ses liens privilégiés avec les vétérans de la scène indie écossaise (Malcolm Ross, Michael Head) pour lesquels elle a souvent constitué un ultime refuge. Scott fait partie de ceux-là et c’est un juste retour des choses qu’il offre à ses protecteurs, en guise d’oraison funèbre, un feu d’artifice musical de très haute tenue. Continuer « The Pearlfishers, Love And Other Hopeless Things (Marina Records) »