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Go-Kart Mozart : Rock Me Amadeus (1999)

Lawrence / Photo : Olivier De Banes

Lors de l’hiver 1999, nous partions à Londres retrouver l’excentrique Lawrence, porté disparu depuis deux ans et la compilation de Denim, Novelty Rock, épitaphe malgré elle d’un projet rétrofuturiste incompris. Ce génie pop précurseur de nombre de tendances était alors sur le point de revenir avec sous le bras un disque farfelu mais addictif, Instant Wigwam And Igloo Mixture, enregistré sur son propre label sous le nom de Go-Kart Mozart. Dans son minuscule appartement londonien, l’ex-tête pensante de Felt – et l’un des artistes le plus doué et respecté de sa génération – racontait alors dans le détail un itinéraire semé d’embûches, sans oublier de parler des femmes et de Lou Reed. Continuer « Go-Kart Mozart : Rock Me Amadeus (1999) »

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Mixtape : Birdie

Paul Kelly et Deborah Wykes / Birdie

En décembre 2002, au moment de la sortie sur la structure allemande Apricot Records de Reverb Deluxe, compilation de singles et d’inédits, nous avions rencontré Birdie, couple à la scène comme à la ville. En cette fin d’été 2018, à l’occasion du retour inattendu de Paul Kelly (ex-East Village, photographe, vidéaste) et Debsey Wykes (ex-Dolly Mixture, Saint Etienne) et juste avant leur prestation au Paris PopFest ce samedi 22 septembre, retour sur l’impeccable cassette qu’avait imaginée pour nous le tandem pour que l’on puisse mieux cerner leurs sublimes ambitions mélodiques et mélancoliques.  Continuer « Mixtape : Birdie »

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Dans les terres d’Ecosse / Les oubliés #5 : One Dove

One Dove

Dans le monde des musiques dites actuelles (© mairies et collectivités territoriales), il existe un “avant” et un “après” la métamorphose de Primal Scream – amorcée avec les singles Loaded et Come Together en 1990 et parachevée avec l’album extasié Screamadelica un an plus tard – car le groupe de Bobby Gillespie a fait exploser les dernières frontières existant entre le rock et les musiques électroniques. Continuer « Dans les terres d’Ecosse / Les oubliés #5 : One Dove »

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Dans les terres d’Ecosse / Les oublié(e)s #3 : Rose McDowall

À peine plus haute que Minnie, rêvant d’ailleurs d’épouser Mickey alors qu’elle grandit dans l’un des quartiers les plus défavorisés de Glasgow, Rose McDowall voit sa vie basculer avec l’arrivée du punk et un concert des Ramones. Un soir de 1976, elle se fait donc la même réflexion que bon nombre d’adolescents britanniques de l’époque : “S’ils peuvent le faire, nous aussi !” Après avoir fondé The Poets, elle s’acoquine au début des années 1980 avec sa concitoyenne Jill Bryson : sous le nom de Strawberry Switchblade, cheveux crêpés à faire pâlir Siouxsie de jalousie et accoutrées de robes de poupées – de préférence à pois et aux frous-frous exubérants –, les deux jeunes filles glissent sous une couche de vernis pop chatoyant une jolie dose de mélancolie. Continuer « Dans les terres d’Ecosse / Les oublié(e)s #3 : Rose McDowall »

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Dans les terres d’Ecosse / Les oubliés #1 : Paul Haig

Paul Haig

Tout comme Davy Henderson, c’est à Édimbourg que Paul Haig passe à l’acte pour assouvir ses ambitions musicales à la fin des années 1970. À cette époque, en Écosse, presque tous les adolescents préfèrent la scène punk d’outre-Atlantique (Talking Heads en tête) et vénèrent le Velvet Underground. Le groupe que le jeune Haig forme avec son comparse guitariste Malcolm Ross n’échappe pas à la règle. Juste avant de sortir un premier single (Chance Meeting sur le label Absolute) en novembre 1979, TV Art se métamorphose en Josef K, d’après le nom de l’anti-héros du roman de Franz Kafka, Le Procès. Continuer « Dans les terres d’Ecosse / Les oubliés #1 : Paul Haig »

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Playlist d’été #1 : L’école des femmes

“Sans raison valable – je crois –, l’été m’a toujours semblé une saison mélancolique – la douceur des soirées, peut-être ? Sans raison valable, les voix féminines m’ont toujours semblé plus mélancoliques que celles de leurs homologues masculins – la douceur du timbre, peut-être ? Alors, j’ai imaginé la bande son – plus ou moins originale – qui pourrait accompagner n’importe quel songe d’une nuit d’été. Les miens, en tout cas. Et les vôtres aussi, peut-être”.

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Phoenix – Pour TTBC* au TINALS 2018

Ce que tu dois savoir pour épater voisine(s) et / ou voisin(s) au concert de Phoenix.

*TTBC = Trying To Be Cool
Phoenix live / Collection personnelle Phoenix

 

Que tu le veuilles ou non, que tu retournes le problème dans tous les sens, que tu les haïsses ou les vénères, il n’existe qu’une seule certitude : Phoenix est le groupe le plus übercool (© Paul Smith de Maxïmo Park) de la planète pop – ce qu’étaient par exemple les Beastie Boys à la fin du siècle dernier. Accueilli dans l’Hexagone avec suspicion à la sortie du pourtant inusable United en 2000 (trop jeune, trop beau, trop french, trop versaillais blah blah blah), le groupe a fini par revêtir les habits (sur mesure, les habits) de fils prodigues après la sortie de l’irrésistible Wolfgang Amadeus Phoenix en 2009, couronné par un triomphe aussi gigantesque qu’international. Continuer « Phoenix – Pour TTBC* au TINALS 2018 »

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Dragon Rapide, See The Big Picture (Freemount Records)

C’était au siècle dernier. Dans les pages de feu l’hebdomadaire anglais Melody Maker (il me semble), le meilleur journaliste de sa génération (avec Bob Stanley) expliquait à quel point les trios offraient une dynamique différente des autres groupes, avaient cette obligation vitale de trouver « l’équilibre parfait », citant entre autres exemples Young Marble Giants, The Go-Betweens des origines ou les stars de l’époque, Nirvana. Continuer « Dragon Rapide, See The Big Picture (Freemount Records) »

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John Moore, Knickerbocker Glory (The Germ Organization)

Cet homme-là a déjà vécu mille vies. Et je me demande bien pourquoi il n’a jusqu’alors jamais pris le temps de les raconter par écrit – note pour plus tard : lui poser un jour la question. Membre de The Jesus & Mary Chain à l’époque où ça avait vraiment de la gueule (Darklands, 1987), prêt à devenir Idol à la place de Billy le temps d’une carrière solo expéditive placée sous le signe du cuir noir, à la recherche de la rédemption sous un nom peu engageant (Revolution 9, quand même), éminence grise avec l’Auteur Luke Haines du trio mixte et caustique Black Box Recorder, importateur d’absinthe en Grande-Bretagne, ventriloque, père, peintre, dandy adepte d’une vie bohème : John Moore a été / est tout cela à la fois – je dois même oublier quelques lignes à ce CV extravagant. Continuer « John Moore, Knickerbocker Glory (The Germ Organization) »

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Sr. Chinarro

Ce n’est pas le genre de la maison, et pourtant… Antonio Luque, unique tête pensante du groupe sévillan Sr Chinarro se retourne sur son passé et réunit sur une compilation cinq singles et EP depuis longtemps épuisés, vestiges de sa première vie artistique, alors que l’homme donnait l’impression d’ériger, à chaque nouvelle chanson, le spleen en idéal.

Peut-on décemment broyer du noir sous le soleil andalou ? À l’écoute des dix-huit titres de la compilation Balones Fuera – Epés reunidos (1993-2002), disque “virtuel”, uniquement disponible pour le moment en téléchargement ou streaming – mais je m’occupe d’une pétition et d’une page Facebook pour changer fissa cette situation absurde –, il semblerait que oui.
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