Lomboy est de ces projets pop sucrée et sensuelle tel qu’il en pleuvait au milieu des années 90, et dont le haut du panier était constitué des écuries très international jet-set Tricatel (April March, Ladytron), Bungalow (Arling & Cameron, Laila France, Spring), L’Appareil-Photo (Fantastic Plastic Machine), Heavenly Records (Saint Etienne), Siesta (Mr Wright) et consorts. Mais attention, ce projet n’est en rien revivaliste dans ses ambitions.
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“Maybe I’m Crazy”, martèle Mark Perro, leader des frénétiques The Men, sur le titre d’ouverture de Drift. Le spectre de The Soft Moon est là : nous sommes bien chez Sacred Bones Records, la maison-mère. En 2016, après cinq albums sur le label new-yorkais (au rythme d’un par an entre 2010 et 2014), le groupe s’auto-produit et enregistre en un week-end l’abrasif Devil Music, une régression punk-rock DIY, semblable à une vieille maquette exhumée du grenier. Il ne s’agissait que d’une incartade : Drift, par son éclectisme, s’inscrit dans la lignée du chaleureux Open Your Heart (2012).
La tentation est grande de rester en territoire connu, dans les frontières familières que dessinent des labels ou des artistes déjà croisés, des genres identifiés. C’est ce qui guide souvent la main au moment de choisir un disque dans la pile de ceux qui arrivent chaque semaine, sans discontinuer, les derniers reléguant au fond ceux d’avant.
Rares sont les occasions de pouvoir assister en direct à la disparition programmée d’une œuvre, d’un artiste, d’un monde. C’est pourtant à cela que s’attèle méticuleusement Leyland James Kirby depuis l’année dernière pour mettre un terme à son projet The Caretaker, qu’il mène en solitaire depuis près de deux décennies.
Err Rec, épatant label cassette expérimental surprend avec Le Songe De Kepler, leur dernière sortie
D’Aksel Schaufler, taulier du label Kompakt, dont il a très largement contribué à bâtir le son aux cotés des fondateurs Michael Mayer, Wolfgang Voigt et Jürgen Paape, on commençait à se lasser de ne plus le voir utiliser son alias le plus emblématique, Superpitcher.
Luke Haines Is Dead titrait en 2005 la première compilation au long format consacrée essentiellement à la carrière fulgurante du britannique sous l’ère de The Auteurs.