
C’est l’un des albums les plus intrigants, les plus durablement fascinants de cette première moitié d’année. En vacances prolongées de Grizzly Bear, Daniel Rossen propose, pour son premier album solo, un ensemble de chansons à la fois complexes et plus transparentes qu’à l’accoutumée. Sur You Belong There (Warp Records) la virtuosité et la maîtrise accomplies des tonalités acoustiques n’entravent nullement une forme d’évidence intime. Une impression d’ouverture qui semble se confirmer au fil d’un entretien un peu plus engageant qu’à l’accoutumée. Autrefois adepte de la mystique de l’inspiration, réticent à pratiquer toute forme, même minimale, de réflexivité sur les secrets soigneusement conservés de son travail musical, Rossen semble désormais un peu plus disposé à en partager quelques-unes des clefs. Sans rien détruire de la magie. Continuer la lecture de « Daniel Rossen : « J’avais envie de composer des chansons qui court-circuiteraient toute l’histoire du rock. » »
Un album oublié ? Même pas, au départ. Tout juste une poignée de titres – les quatre qui composent le seul et unique Ep de
Pour tenter de restituer l’enthousiasme éprouvé à l’écoute d’un album, l’exercice critique consiste, la plupart du temps, à articuler tant bien que mal des arguments particuliers avec le registre générique de l’événement. Pour évoquer, à la fois, ce qui surgit de manière étonnante en modifiant la situation préalable et ce qui doit être considéré comme important, par sa valeur discriminante. Quel que soit le point de vue dont on le considère, ce nouvel album de 
Il n’en faut pas nécessairement beaucoup pour sceller un pacte intime et inaltérable avec une poignée de chansons et leur auteur. En l’occurrence, il a suffi d’un titre et d’un refrain, à l’orée de ce troisième album de
De l’estime, certainement. De l’admiration, parfois. Les sentiments que nous avaient inspirés jusqu’à présent les contributions cumulées de 
