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Selectorama : Tristesse Contemporaine

Tristesse Contemporaine
Leo, Narumi et Maïk – Tristesse Contemporaine / Photo : Cassandra Shier

Une décennie déjà que ces trois-là nous magnétisent de leur chaud-froid dansant et hypnotique. Le chanteur Maïk, passé par Bristol grande période dans une vie antérieure, la claviériste Narumi, connue comme le loup blanc chez nous notamment face au très large public de Jeanne Added, et Léo Hellden, auparavant guitariste de Jay-Jay Johanson entendu dans Aswefall, Slove, ou Camp Claude avec Maïk. De retour prochainement avec un quatrième album sur lequel ils ont déjà bien avancé, ils seront sur la scène du festival How To Love au Petit Bain. En mise en bouche, voici la quintessence de leurs influences musicales en quatorze titres géniaux. La Tristesse durera toujours.

Maïk

Adam & The Ants, Kings Of The Wild Frontier (1980)

Batteries Native Indian American, guitares rock, chants… et paroles stupides. Je trouve que cette chanson d’Adam Ant est un parfait exemple de post punk bubble-gum des années 80 … qui sonne bien aujourd’hui, joué fort.
London Posse, Style (1996)

La meilleure équipe de rap britannique des années 90.
Candy Flip, Strawberry Fields Forever (1989)

Funky Drummer sous ecstasy. Je me souviens avoir vu ça en direct sur Top Of The Pops et avoir pensé que le chanteur de ce groupe était sûrement aussi high que nous. 1990 pour toujours.
Fresh 4, Wishing On A Star (1989)

Funky Drummer, Yamaha DX7, production Smith and Mighty, chant nonchalant, rapper nonchalant…  Bristol, 1989.

Leo

This Mortal Coil, Fyt (1984)

Un genre de dream pop / ambient. Ou de la Gothic / cold wave avec de beaucoup d’émotion.
Rebolledo, Guerrero (2009)

Un titre qu’on a écouté en boucle quand on a formé le groupe. Hypnotique et minimaliste, tout ce qu’on recherchait.

Blonde Redhead, Defeatist Anthem By The Sea – Connan Mockasin Official Version (2016)

Connan Mockasin et Blonde Redhead sont aussi des influences évidentes. Ils collaborent ici sur un titre très beau et un clip qui met leur univers en valeur.

Narumi

Powder, New Tribe (2019)

Une jeune productrice /dj japonaise originaire de Tokyo, qui a sorti ce morceau l’année dernière sur le label de Tim Sweeney, Beats in Space. Une deep house innovatrice et un clip autobiographique qui raconte son histoire : quitter un travail de bureau au quotidien pour se consacrer à la musique à plein temps. C’est aussi comme un hymne pour nous tous, citadins qui vivent dans ce monde de chaos actuel.
Giant Swan, Pandaemonium (2019)

Un de mes favoris du moment, un duo anglais de Bristol, sorti chez Warp. Ça me fait penser aux débuts de l’electronica, à Aphex Twin ou Squarepusher qui mélangent le noise punk, la techno des raves 90’s mais de façon si fraîche ! On a envie de danser !
Isao Tomita / Ravel, Daphnis et Chloé – Suite No.2 (1979)

Extrait de son septième album de 1979, ces titres de Ravel sont joués, programmés et arrangés par Isao Tomita avec des machines : MoogIII P, Jupiter4, YamahaCS80, Korg Vocoder, Eventide Harmonizer (la liste est longue !) et c’est absolument émouvant et merveilleux. En tant que grande fan de Ravel, je suis extrêmement touchée par son arrangement et sa manière d’utiliser les synthétiseurs comme des êtres vivants pour produire ses sons. Surtout dans notre époque actuelle où tout le monde peut acheter facilement des synthés. C’est démocratisé, mais pourtant, de moins en moins d’utilisateurs ont un rapport aussi intime que Tomita avec ses machines. Un jour, si les Terriens devaient envoyer de la musique aux aliens, ce serait bien que ce soit celui-là ! 🙂
Metro Area, Miura (2001)

J’adore Morgan Geist, presque tout ce qu’il fait ! Avec Metro Area, on reconnaît ce son, ces harmonies, ces mélodies… Un mélange de Detroit, de 80’s synth vibe, sexy mais stoïque et minimal, très subtil. Comme Yellow Magic Orchestra, c’est intemporel. Celui-ci est un grand classique sorti en 2001 sur son label Environ.
Metro (Duncan Browne), Criminal World (1976)

C’est une chanson des années 70’s écrite par le chanteur et songwriter anglais Duncan Browne et son groupe Metro. Le morceau est plus connu pour sa reprise par David Bowie, mais la version originale est plus touchante, avec un mood complètement différent de celui produit pour Bowie par Nile Rodgers (on adore l’album Let’s Dance pourtant !) Presque comme si c’était inachevé, une démo en forme de diamant brut.
Joni Mitchell, Blue (1971)

J’ai pris cet album de Joni Mitchell avec moi quand je suis arrivée la première fois en France pour y habiter. Rien à dire, tout est parfait… Magique.
Tristesse Contemporaine joue le 12 février au Petit Bain lors du second jour du festival How To Love. Soundcloud par ici.

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