
Tous les mois, la rédaction de section26 propose une playlist constituée à 100% de nouveautés, entre trouvailles que vous n’écouterez qu’ici, sorties de groupes et d’artistes qu’on adore et retours de flamme inespérés. Les voici, une fois encore, choisis avec amour.
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NDLR : les playlists créées sur les plateformes ne comportent pas l’intégralité des titres de la sélection commentée ci-dessous.
1. Dry Cleaning, My Soul / Half Pint (4AD)
Je n’avais jamais vraiment accroché à Dry Cleaning, jusqu’à ce Secret Love, troisième album de la formation Londonienne. Est-ce la prod signée Cate le Bon ? Difficile à dire, bien que sa patte y soit reconnaissable, sur certains morceaux plus que d’autres et à la manière dont chaque instrument se détache si distinctement des autres. Mais c’est surtout un supplément d’âme, quelque chose dans le son aiguisé des guitares, dans les rythmes saccadés, qui réveille quelque chose et nous rappelle pourquoi on aime le rock. On pense à Women (et donc à Preoccupations – il y a un peu de leur Unconscious Melody dans cette intro) ou à Total Control. CG
2. Winged Wheel, I See Poseurs Every Day (12XU)
Comment un collectif de six musiciens de divers groupes et diverses villes – Whitney Johnson (Matchess, Circuit des Yeux), Cory Plump (Spray Paint), Matthew J. Rolin (Powers / Rolin Duo), Steve Shelley (Sonic Youth), Lonnie Slack et Fred Thomas (Idle Ray, Tyvek) – arrive-t-il à nous persuader qu’ils jouent ensemble depuis le lycée ? L’alchimie opère toujours dans leur troisième album aussi bien hypnotique que noisy, psyché, mélodique. Coup de cœur, coup au cœur. CM
3. Diagonale des Yeux, Hills of Love (Knekelhuis)
Après des morceaux discrets proposés sur quelques compils l’année dernière, Diagonale des Yeux se dévoile enfin. Première sortie du label d’Amsterdam pour 2026, le duo avant-pop des irrésistibles Laurène Exposito (EYE) et Théo Delaunay (et ses 100 projets géniaux entre Parasite Jazz, Panoptique et Violent Quand On Aime, entres autres) annonce tout de bon : du lo-fi entêtant et des voix fantômes, une palette singulière rappelant des early Cindy Lee, et déjà un second single plus no-wave et complètement différent de ce super morceau clippé. VH
4. The Orielles, To Undo the World Itself (Heavenly Recordings/PIAS)
Un peu plus de trois ans après le très convaincant Tableau, les Britanniques ont entamé l’année en révélant simultanément deux titres de leur prochain album : You are Eating a Part of Yourself, dans le sillage lent et brumeux de Low, et To Undo the World Itself, plus emmené. Aussi envoûtants l’un que l’autre. CG
5. Ile de Garde, Boy (Born Bad Records)
Juste des mises au point sur les pires images d’une vie et d’un amour qui n’adviendront jamais, sur ritournelle synthétique obsédante, on attend l’album du trio qu’on avait entendu pour la première fois chez Cartelle avec leur inoubliable Homicide volontaire. RS
6. Memorials, Cut Glass Hammer (Fire Records)
Un nouvel album de Memorials, c’est comme avoir fromage ET dessert au restaurant, une pure joie (ok, dans un cas pour les oreilles et l’esprit, dans l’autre pour l’estomac et les papilles). Bonne nouvelle, All Clouds Bring Not Rain sortira le 27 mars, et à l’écoute de ce premier single hypnotique et envoûtant, on sait que le printemps sera beau. CM
7. Draag, NSPS (Smoking Room)
Du shoegaze – ou plutôt du gungegaze, il paraît – en provenance de Los Angeles qui plaira aux amateurs de DIIV. Six titres à découvrir, comme sur l’EP de 2024 qui s’était suivi d’une tournée en support de Wednesday puis de They Are Gutting a Body of Water (dont ils partagent le label) ; des références validées. CG
8. Penny Arcade, Rear View Mirror (Tapete Records)
Un extrait du prochain album de James Hoare sous le nom de Penny Arcade. Toujours aussi bien, toujours chez Tapete. AGF
9. Cut Worms, Windows on the World (Jagjaguwar)
Max Clarke est l’un des songwriters les plus talentueux de notre temps et comme si cela ne suffisait pas, il s’est accompagné de Jeff Tweedy pour enregistrer et produire son quatrième album à paraître en mars (on entendra le leader de Wilco à la guitare et à la basse sur la plupart des titres). Une plaisante bal(l)ade à New York en attendant la suite. CG
10. Courtney Barnett ft. Waxahatchee, Site Unseen (Fiction Records)
On vous avait annoncé le retour de Courtney Barnett derrière le micro il y a quelques mois, voici un nouveau morceau, enregistré en compagnie de Katie Crutchfield (Waxahatchee), à savourer en attendant Creature of Habit, dont la sortie est prévue au printemps. Aussi léger que grinçant, Site Unseen ne cherche pas à révolutionner la musique, mais donne envie de nouveaux horizons, ce qui, en ce début d’année où le futur semble plombé comme le ciel de janvier, est bien appréciable. PR
11. Tyler Ballgame, Matter of Taste (Rough Trade)
Autre grande sensation Rough Trade de ce début 2026, également présenté comme sous influence californienne, Tyler Ballgame sort cette semaine For The First Time, Again, son très attendu premier album réalisé par Jonathan Rado (Foxygen). Tyler Perry est originaire de Rhode Island (son nom d’artiste est emprunté à un joueur des Red Sox), mais déprime dans la cave de sa mère et écume les open mics en attendant le succès lorsqu’il déménage sur un coup de tête à Los Angeles. Il est enfin repéré par Rado, avec lequel il partage un amour de l’analogique et de la charnière des années 60/70 avec des artistes tels que Harry Nilsson, Elvis ou Roy Orbison, qu’on croit parfois entendre. Si l’on ajoute Big Star comme influence probable, ce sont donc plutôt les fantômes de Memphis qu’il faudrait évoquer. C’est chaleureux, émouvant, parfois un peu grandiloquent, et on a hâte d’entendre ça sur scène le 20 avril à la Maroquinerie. PR
12. CRACHE, Mécanique antipathique (Howlin’ Banana)
Clip à l’esthétique étrange mais plus réussi que la moyenne des clips indés français. Il en est de même pour la musique, il y a un indéniablement de la personnalité dans ce titre de CRACHE et un truc un peu singulier et frais. On est vraiment curieux d’entendre la suite. Bravo à Howlin’ Banana de développer les sorties francophones depuis quelques temps (Technopolice, Flippeur, etc.) ! AGF
13. Buzzcocks, Poetic Machine Gun (Cherry Red Records)
Sans Pete Shelley (rip) mais avec une surprenante faconde presque retrouvée, nos vieux chéris de Manchester (ou ce qu’il en reste) sortent ce single attachant qui nous permet d’annoncer la sortie de la biographie Une Brève éternité que notre confrère Nicolas Sauvage sortira au Boulon le 26 mars prochain. EG
14. Twisted Teens, Is It Real (Jazz Life)
Le groupe de weirdos de la Nouvelle-Orléans nous offre ici un micro-tube post-punk fait maison – avec des accents Parquet Courts DIY – que vient sublimer une pedal steel à contre-emploi. BF
15. Jacuzzi Boys, Small Talks (autoproduction)
Enfin de retour avec le LP Too Cold to Tango, les cousins éloignés des Black Lips – en un peu moins déglingués – signent ici quelques très bonnes chansons, dont le tube Small Talks, à jouer en mode repeat. BF
16. The Pesos, Haven’t Showered (Lolipop Records)
On n’avait plus entendu The Pesos depuis 2018 et le moins qu’on puisse dire, c’est que le garage nonchalant de ces branleurs magnifiques de Los Angeles n’a rien perdu de son charme ! BF
17. Special Friend, Breakfast (Howlin’ Banana/Hidden Bay/Skep Wax)
Notre duo franco-américain préféré est de retour avec un troisième album, Clipping, qui sortira le 20 mars – voilà un premier extrait accrocheur sous forme de Breakfast survitaminé pour nous faire patienter. CM
18. Heavenly, Excuse Me (Skep Wax)
Après Portland Town sorti en juin, Heavenly crée la bonne surprise avec Excuse Me, deuxième single de Highway to Heavenly, nouvel album annoncé pour le 27 février, soit trente ans après la sortie de Operation Heavenly. Point de nostalgie nauséabonde, le morceau est aussi charmant qu’efficace, et touchera une corde sensible chez toutes les personnes nées avant 1980, celles qui étaient toujours choisies en dernier pour les équipes en cours de « gym » comme on disait alors, mais s’en moquaient éperdument. Deux ans après leur concert triomphal au Point Ephémère, ça sera cette fois à Petit Bain que les amoureux d’Amelia Fletcher et son gang de polards (c’est un compliment) viendront enchanter les foules, grâce aux précieux cerveaux du Paris Popfest. PR
19. samedi MIDI, to do (autoproduction)
Pop acidulée en provenance de Marseille, conduite par un petit orgue qui sautille dans tous les sens, poésie de l’instant présent qui tourne en ridicule les petits travers de nos vies sur post-it. Super Cool. RS
20. Picot, Manège (Vietnam)
Deuxième extrait du futur album de Picot, membre des Brace! Brace!. Sa signature chez Vietnam est évidente à l’écoute de ce Manège ; Picot trouve parfaitement sa place dans le catalogue du label français entre KCIDY et Côme Ranjard. Comme Manu Delta, cette chanson francophone s’inscrit dans l’héritage de Laurent Voulzy ainsi que des Beatles. AGF
21. Manu Delta, Reprendre ses esprits (autoproduction)
Après Amor Blitz, Manu Delta revient avec un nouveau projet. Toujours en français, cette chanson est d’une élégance folle. Il y a ici une évidente filiation avec les mélodies pop de Laurent Voulzy. La construction est tout aussi délicate notamment ce travail sur les arrangements. AGF
22. Perez, Solo (La Souterraine)
Joie de retrouver la voix de Perez qui spoken des words à fond dans un vertige qui reprend le fil d’une pensée, bribes de constats, kaléidoscope de souvenirs qui se chevauchent sur un bon balancement bien posé… RS
23. Joni Île, Si je le croise (Records DK)
Toujours fidèle à la chanson de Joni Île, à la fausse simplicité mélancolique, et à la réelle évidence pop lumineuse. Un remède, une consolation. RS
24. José González, Against the Dying of the Light (Imperial Recordings/City Slang)
Le plus Argentin des Suédois nous ravit à nouveau de sa folk enchanteresse. Presque six ans après le sublime Local Valley, Against The Dying of Light verra le jour fin mars ; il était temps. CG
25. Bonnie « Prince » Billy, They Keep Trying to Find You (Domino)
Alors que le monde s’effondre, qu’on est assis sur les cimes du désespoir, on peut toujours compter sur Will Oldham pour nous prendre dans ses bras, nous bercer doucement et à travers nos larmes l’écouter nous dire que, même si tout ne s’arrangera peut-être pas, la beauté existe encore. LB
26. Bill Callahan, The Man I’m Supposed to Be (Drag City)
Depuis que je l’ai entendue, j’écoute cette chanson en boucle, chaque jour. Elle me met dans un état de transe absolu. La voix de Bill, ce texte et puis cette mélodie qui s’emballe peu à peu et le petit cri à la fin, pardon mais c’est jouissif de le retrouver ainsi, à son meilleur, vivement l’album ! LB
27. The Style Council, The Paris Match (long version) (Universal)
Le 5 janvier 1983, trois semaines environ après le concert final de The Jam – groupe qu’il avait décidé de saborder après cinq années menées tambour battant –, Paul Weller remontait discrètement sur scène pour accompagner un duo encore balbutiant – seul le single Night And Day avait alors paru –, Everything But the Girl (et l’histoire a surtout retenu une version brise-cœur d’English Rose). L’homme, lui, était déjà en train de confectionner la collection de The Style Council, son nouveau projet échaffaudé avec l’organiste Mick Talbot. Obnublilé peut-être plus que jamais par l’esprit moderniste, Weller va alors imaginer une melting-pop, où il brasse ses influences plurielles à l’aide d’une formation plus que variable – soul, pop, jazz s’épousent alors avec une certaine jubilation. Parmi les hauts fait de ces premiers mois, il y a donc The Paris Match, balade aux accents germanopratins – époque nouvelle vague), dont on connaissait déjà deux versions mais dont le coffret qui célèbre le premier album Café Bleu (malheureusement victime d’une sortie perturbée à cause d’une erreur de pressage) offre une interprétation inédite de six minutes, où la voix de Tracey Thorn est d’une confondante élégance et accompagne à merveille le piano enfumé de Mick Talbot. Une chanson qui aurait fait merveille pour accompagner le quotidien du taiseux Costello (Jef pas l’autre) dans Le Samouraï de Melville. CB
28. Otro, Gloria (Drowned By Locals)
Otro (projet solo d’Aaron Morris, aussi Adios Adios notamment) a sorti cinq singles de son album, composé comme des pièces de bande originale d’un film « maudit ». 21 œuvres brèves (environ une minute), qui incarnent toute la beauté, le mystère et le génie de composition de l’Espagnol. Ce morceau est déjà vivement recommandé pour la grande évasion. VH
29. Winston Hightower, Lay Low (K/Perennial)
Je trouve ça incroyable que certain·es semblent encore réussir à écrire une chanson comme on respire, un truc très simple et très compliqué. Winston a l’air d’être de ces gens-là, J Mascis aussi. On a hâte d’écouter la suite — un album : 100 Acre Wood à sortir le 17 avril prochain. PN
30. Nacho Vegas, Mi Pequeña Bestia (Oso Polita Records)
Faute avouée est à moitié pardonnée ? J’avais depuis trop longtemps laissé Nacho Vegas rangé au milieu d’autres excellents souvenirs – pêle-mêle, un concert avec Migala au Café de la Danse, un squatt improvisé dans l’appartement de l’avenue Ledru Rollin, le clip hommage aux Ailes du Désir de Seronda, un autre concert avec Migala au Maravillas, des bloody mary au bord d’une piscine madrilène et avant tout cela même, la session improvisée entre son groupe précédent, Manta Ray, et Spring sur les ondes de la radio nationale espagnole… Alors en 2025, il s’est repointé dans mon quotidien sans que je m’y attende grâce à l’excellente série ibérique Los Años Nuevos, dont il a signé le thème principal – une série qui peint avec une pertinence folle les aléas d’une histoire d’amour, sur dix années résumées à chaque fois en une seule journée et rythmées par des choix musicaux plutôt parfaits (The Postal Service, The Rapture et surtout, beaucoup d’artistes espagnols, dont le méconnu Holgado et son chef d’œuvre désabusé, Las Cenizas). Sans cela, peut-être que je serais complètement passé à côté de cette chanson de Nacho Vegas, l’une des pierres angulaires d’un nouvel album qui vient de voir le jour, au titre lui aussi assez parfait, Vidas Semipreciosas. Mi Pequeña Bestia est une chanson qui je crois plairait à Luz, tant elle est parfaite pour claudiquer sur un dancefloor même (ou surtout) déserté, petite collection de regrets et souvenirs d’amours passées portés par une mélodie d’une radieuse mélancolie et égrenés sur fond d’une pop qui porte haut les couleurs clair-obscur de l’aube ou du crépuscule – à vous de choisir. En quelques minutes, le Galicien Nacho Vegas réinvente de la plus tendre façon qui soit, la chanson italienne des années 1970. CB
31. The Sophs, Goldstar (Rough Trade)
Il est bien naturel d’éprouver une certaine méfiance à l’encontre des groupes annoncés comme « les prochains … » ou les éternels sauveurs d’un rock à guitare qui n’a rien demandé à personne. Voici donc The Sophs, présentés depuis quelques mois comme les nouveaux Strokes. Si la comparaison était naturelle sur SWEAT, Death In The Family lorgnait davantage du côté de Weezer. Elle est encore moins évidente sur Goldstar, morceau aussi Los Angeles que possible, dont le refrain aurait sa place chez le Muse des débuts (je sais). Que l’on aime ou pas, l’efficacité est indéniable, et les lives disponibles présagent un énorme potentiel. Pour se faire une idée plus précise, il faudra attendre l’album le 13 mars prochain, ainsi que les concerts prévus à Lille (Aeronef, le 24/04), Paris (Maroquinerie, le 04/05), Nîmes (TINALS, le 05/06) et Belfort (les Eurockéennes, le 04/07). Quant aux comparaisons avec les Smiths, en dehors de la signature chez Rough Trade et d’une certaine noirceur dans les textes, il faudra vraiment qu’on m’explique. PR
32. Les Louanges, La journée va être chaude (Bonsound)
Les petits génies, on a toujours du mal à les voir venir, encore plus s’ils habitent au Québec, c’est loin. Il est clair que les extraits révélés de son album qui arrivera avec le printemps nous donne de l’espoir, cette chanson funky branque et un peu crapoteuse fait partie du lot qui donne une putain de pêche. RS
33. Brice Kartmann, AregA (Un je-ne-sais-quoi)
Totem flotté de Brice Kartmann
Un extrait de la nouvelle K7 du passionnant label UJNSQ. Par Brice Kartmann, artiste sonore, producteur et musicien, un disque instrumental fascinant par l’hommage qu’il rend à la matérialité de la synthèse sonore analogique. VC
34. Maud Mann, Lieu-dit Geyser de la Liberté (MK Label)
Maud Mann pense à haute voix, tandis que Kim lui construit une petite musique de fond répétitive, parfaite pour cet odyssée de l’intime d’une personne dans la trentaine qui réfléchit à haute voix, à sa place, d’amante, d’amoureuse, de femme. RS
35. Gaute Granli, Rosacea (Nashazphone)
Pour les fans de la musique de l’ovni guitariste-performeur-chanteur norvégien, rien de surprenant : on n’a jamais entendu un truc comme ça et c’est une nouvelle fois brillant. De la free-pop-soul-expé-chelou (qu’arrivait à maîtriser Tonstartssbandht, pour avoir une idée), charmante mais pas toujours facile d’accès, faite cette fois solo, par ce grand blond muni d’une guitare et de millions de pédales à ses pieds. Un salmigondis avant-gardiste mi-chaos mi-épiphanique qui, une fois ingéré, frappe au corps et au cœur. A l’instar de ce morceau d’intro, l’année commence forte en émotions. VH
36. Dälek, Better Than (Ipecac Recordings)
Depuis la fin des années 90, Dälek balance un indispensable hip-hop expé et engagé. Un nouvel album, Brilliance of a Falling Moon, est attendu le 27 mars, avec un premier single en écoute qui « transmet la colère, la frustration et le défi du moment » – un mur de son dense et contestataire, tellement nécessaire. CM