Catégories première nécessité

Clique & Collecte chez Bad Seeds à Brest

Un disquaire par jour propose ses 10 albums du moment.

Bad Seeds , Brest.
Bad Seeds , Brest.

C’est l’histoire de deux music lovers, Christophe et Reno, lancés dans une folle aventure durant l’été 2015 : bâtir ce qu’ils attendaient, désiraient, imaginaient depuis de nombreuses années à Brest, en l’occurrence un lieu de vie indépendant dédié à la musique alternative et contemporaine et faisant la part belle à la promotion de la scène régionale. Un espace de proximité, de découverte, de rencontre, de curiosité, d’écoute, ouvert à tous – la promotion et la mise en avant des artistes, labels, collectifs, créateurs et acteurs culturels régionaux étant une de leurs priorités. Un lieu ressource, une vitrine, une maison pour les musiques créatives qui ont besoin, plus que jamais, d’être représentées. Conseiller, défendre passionnément des artistes dans lesquels il est important de croire, transmettre l’amour du vinyle, proposer une façon de consommer de la musique qui relève de la haute gastronomie… tels sont les atouts et les valeurs qui invitent à pousser la porte pour entrer chez les Bad Seeds au 26, rue Massillon.

Tous les articles de la série Première Nécessité (un disquaire par jour) sont visibles ici.

Parallèlement à cette activité de disquaire, des conférences, galas promos, blind tests, expositions, ateliers, actions culturelles, billetterie, fanzines, presse spécialisée ainsi qu’une présence sur les festivals et concerts de la pointe bretonne rythment la vie de Bad Seeds. Cette association protéiforme a trouvé sa place au cœur de la ville, a tissé des liens solides et pérennes avec de nombreuses structures partenaires qui permettent de rayonner largement : Le Quartz, La Carène, Le Festival Invisible, l’Atlantique Jazz Festival, No Border, Centre d’Art Passerelle, Kuuutch, Astropolis, Kergalove, Le Mac Orlan, Brest en Bulles… entre autres. Bad Seeds organise ses actions dans un état d’esprit inventif, original, curieux, dynamique, joyeux… même en ces temps difficiles.

Les infos Clique & Collecte de Bad Seeds : les commandes pré-payées (par paypal : badseedsrecords@gmail.com) sont à retirer aux Caves Savantes, 33 rue Navarin. Leurs chers voisins Philippe et Patricia vous accueilleront du mardi au samedi entre 15 et 20h. Sinon, leur Discogs propose aussi pas mal de nouveautés.

01. Good Sad Happy Bad, Shades (Textile Records)

Good Sad Happy Bad est le groupe de la britannique Mica Levi (connue pour Micachu and The Shapes et la composition de l’excellente BO du film Under the Skin de Jonathan Glazer). Ses travaux, faisant preuve à chaque fois d’inventivité, se situent entre noise-pop, grunge et pop avant-gardiste. Un disque Textile Records, que nous adorons.

02. David Grubbs, Taku Unami, Comet Meta (Drag City Records)

Improvisations à la guitare, dans le style très caractéristique de David Grubbs : tempo très lent, mélodies esquissées par subtiles touches successives, comme jouées dans un demi sommeil. Taku Unami apporte des effets électroniques subtils au piano et son approche de la guitare est somme toute assez proche de son acolyte.

03. Belbury Poly, The Gone Away (Ghost Box)

Nouvelle sortie sur le label chéri Ghost Box, ce label britannique qui affiche un goût pour le krautrock, la library music, le folk pastoral, les programmes télévisés bizarres des seventies, assorti d’un sens du pince-sans-rire et de l’occulte. Majoritairement instrumentale, faite de rythmes, de samples, et animée par un tas de synthés désuets, la musique de Belbury Poly, d’albums en albums, trace un chemin entre musique électronique et revival 60s / 70s.

04. V/A, Giants of Ghanaian Danceband Highlife (Naked Lunch‎)

Compilation de dance music Ghanéenne enregistrée entre 1950 et 1970 autour du Highlife (la belle vie), genre alors nouveau issu du mélange entre la musique ouest-africaine traditionnelle, des fanfares militaires, du jazz américain et du calypso caribéen. Chez

05. Autechre, SIGN (WARP)

SIGN est l’album le plus calme et harmonieux qu’Autechre ait offert depuis longtemps. Une volonté des deux têtes chercheuses de démocratiser l’accès à leur musique ? Un album chargé d’émotions, de mélancolies.

06. Makaya McCraven, Universal Beings E&F Sides (International Anthem)

Universal Beings E&F Sides présente quatorze nouveaux morceaux de beat music organique extraits des sessions originales, préparés et produits par Makaya comme bande sonore du film documentaire. L’un des créateurs les plus innovants du jazz en 2020.

07. ManonMars, In Colour (Young Echo)

Un interprète sombre de la psyché bristolienne, livrant des paroles personnalisé et poétique, le tout soupoudré d’expérimentations sonores sans pareil (aux influences hip hop, dub, grime et ambiant) orchestrées par O$VMV$M, le tout donnant un ensemble de rythmes brumeux et accidentés, de beats sales au flow lunaire.

08. Westerman, Your Hero Is Not Dead (Mute)

Une pop astrale aux influences folk psychédélique et discrètes sonorités électroniques, aux contrées jazzy (une atmosphère à la Talk Talk). Entre une pop crooner et une narration exceptionnelle (rappelant Arthur Russell), il se dégage un charme fou, un réconfort à l’écoute de l’album.

09. Antena, Camino Del Sol (Les Disques du Crépuscule)

Camino Del Sol est le premier album du chic trio électro-samba franco-belge Antena, sorti pour la première fois par Les Disques du Crépuscule en septembre 1982 : ritournelles naïves et minimalistes, qui hésitent entre rythmes brésiliens, bossa nova, samba et électronique primitive, parfois légèrement funky.

10. Dale Cooper Quartet And The Dictaphones, Ramsès Redoute (Music From The Masses)

Depuis maintenant plus de 10 ans et 4 albums, ce groupe brestois de Dark / Doom Jazz a atteint les endroits sombres de la planète et s’est produit en live à travers l’Europe et la Russie. Cet enregistrement donne le meilleur de ce que le groupe livre dans leurs rares apparitions live : aérien et intense, ambiant et bruyant, les chemins empruntés par leur musique sillonnent le jazz d’antan, la musique électronique, le doom et les BO des films noir. La nouveauté du label du shop, Music From The Masses.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *