Ultimate Painting, Green Lanes (Trouble In Mind, 2014)

Ultimate Painting fut un de nos coups de cœur de l’automne 2014. L’album, sous ses airs austères, laissait apparaître de graciles mélodies entrelacées. Projet parallèle de Jack Cooper (Mazes) et James Hoare (Veronica Falls, The Proper Ornaments), Ultimate Painting, du nom d’une œuvre réalisée par Drop City, une communauté hippie du Colorado, doit être considéré avec le même égard que les principaux groupes des intéressés. Si dans les années 60, il était courant de sortir deux albums dans un intervalle inférieur à un an, la pratique est aujourd’hui une anomalie rafraîchissante que seuls quelques hurluberlus pratiquent (Ty Segall en tête). Les deux Britanniques semblent ainsi éditer des disques au gré de leur féconde inspiration et non de quelques impératifs mercatiques. Nous pouvons les en remercier, Green Lanes est tout aussi habile et subtile que son prédécesseur. Pas de révolution sonore : Ultimate Painting se plaît toujours à explorer les méandres de rythmes indolents (Kodiak, Sweet Chris), s’éprend encore de délicats arrangements de guitares (The Ocean), et aime à nous combler de leur deux voix harmonisées (Break The Chain, Paying The Price). Les héros du groupe ne sont certes jamais très loin (Bob Dylan, The Byrds, The Velvet Underground, The Beatles), mais le talent d’Ultimate Painting ne doit être pour autant négligé : sous une apparente modestie, une formation adroite et élégante dans l’art éternel de la chanson pop.

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