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Selectorama : Jacuzzi Boys

Jacuzzi Boys / Photo : DR
Jacuzzi Boys / Photo : DR

En décembre dernier, nous étions loin de nous attendre à la parution d’un nouvel album des Jacuzzi Boys dont le dernier LP Ping Pong était sorti il y a plus de dix ans déjà. Le trio garage pop basé à Miami – cousins éloignés des Black Lips, en moins déglingués quand même – n’avait pourtant jamais vraiment disparu du paysage. Depuis leur formation en 2007, les Floridiens s’étaient en effet toujours habitués à ravir régulièrement nos esgourdes avec une myriade de singles réjouissants. Depuis leur premier album No Seasons en 2009, salué à l’époque par Iggy Pop en personne, et qui contenait quelques mémorables bombinettes comme Smells Dead ou Island Ave, on avait apprécié la tendance des trois compères de Miami à osciller de vivifiantes punkeries comme Do The Coma ou Coral Girls vers des titres plus psyché comme Blowin Kisses, en passant par des tubes pop surf comme Bricks of Coconuts et Out of the Black ou d’autres, plus garage, comme Christian’s Tune (Don’t Go). Continuer la lecture de « Selectorama : Jacuzzi Boys »

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Sharp Pins au Malandar à Séville, lundi 9 février 2026

Sharp Pins / Photo: Laure Desbruères
Sharp Pins / Photo : Laure Desbruères

C’est à peu près la première pensée que j’ai eue, alors que les musiciens jouaient avec une fougue toute juvénile leur premier morceau sur la scène du Malandar, une salle de concert située juste à la sortie des ruelles bariolées du quartier populaire de la ville de Séville. “Il est à la fois Pete Townshend circa 1966-1967 et Paul Weller circa 1977” – ce qui, je peux en convenir assez aisément, relève peu ou prou du pléonasme. “Il”, c’est le jeune prodig(u)e Kai Slater, 20 ans au compteur – boucles brunes qui lui mangent le visage, chemise avec col pêlatarte, pantalon cigarette et veste cintrée qu’il est absolument interdit de déboutonner – et seul maitre à bord de Sharp Pins, groupe-homme dont on est quand même persuadé qu’il est un ami d’Amérique de notre Hibernatus : pour résumer l’histoire, le gamin a dû tomber dans un coma profond en 1967, s’est brièvement réveillé vers 1977 avant de “renaitre” au début des années 2020… Depuis, il ne chôme pas et a déjà réalisé trois albums – et même deux pour la seule année passée, dont le désormais fameux Balloon Balloon Balloon et sa pochette psychédélique distingués par le titre honorifique de « meilleur disque 2025 » décerné par la Section26. Continuer la lecture de « Sharp Pins au Malandar à Séville, lundi 9 février 2026 »