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Tapeworms

 

Qui ?

  • Théo Poyer (guitare, chant)
  • Margot Magnière (basse, chant)
  • Eliott Poyer (batterie)

Où ?

A Lille. Le trio y gère, en parallèle de son activité musicale, une association d’organisation de concerts nommée Transmission, et participe aux côtés de collectifs comme E.T Aloha au développement de la scène rock de la cité nordiste. Proches de Low Bats, entre autres groupes locaux, la bande d’amis “gravite autour des derniers lieux indépendants du coin comme le Do It Yourself Café ou le CCL.

Quoi ?

Le Do It Yourself est dans l’ADN du projet, qui s’esquisse dans l’ancienne chambre d’étudiant de Théo, lorsqu’ils s’amusent, avec Margot, à reprendre Daniel Johnston, Sparklehorse et Drop Nineteens sur une boîte à rythme en ligne, un vieux lecteur cassette en guise d’enregistreur. Les codes Free Wifi se faisant rares, Eliott, habitué à jouer avec son frère, prend la batterie et donne l’impulsion : “On a commencé à répéter dans le grenier de la grand-mère. Tapeworms est véritablement né à ce moment-là. Ensemble ils définissent un son shoegaze, noisy pop, dans la lignée des premières reprises marquées du sceau 90’s.

Dernière sortie

Everything Will Be Fine, second EP du groupe, est coédité par les parisiens de Buddy Records et les lillois de Dirty Slap, labels amoureux du format cassette dont ils ont fait leur spécialité. Un attachement partagé, raconte Margot : “La K7, c’est un format qui nous suit depuis le début. Quand on jouait à deux avec Théo, on s’enregistrait sur K7 et quand on s’est rencontrés, on passait notre temps à faire des mixtapes, aussi parce que dans ma vieille Express on ne peut rien écouter d’autre. Enregistré avec les moyens du bord entre les parts de tarte de mamie, Everything Will Be Fine délivre 20 minutes de fureur lo-fi, soutenue par des guitares saturées, une batterie musclée et des voix fiévreuses. Ici, pas de vocalises éthérées ni de complaintes inaudibles mais l’urgence, quasi grunge, d’expulser ses troubles. Comme une cure médicale (au titre Medicine succède 500mg of Aspirin), l’écoute de ces six titres soulage, et c’est bien l’intention annoncée dans le titre de l’EP : “[Tout ira bien], c’est cette formule vide de sens mais qui nous vient toujours naturellement lorsqu’il faut réconforter quelqu’un qui se trouve dans une situation complexe. Ça n’apporte pas de véritable réponse ou de solution mais un réconfort immédiat et pourtant parfaitement factice. Tapeworms prône la bienveillance, et réfute l’esthétique froide souvent associée au shoegaze. Fans de mèmes et de Godzilla, ils créent plutôt leur identité en usant d’ironie et de références à la pop culture : “Pour cet EP, c’est la première fois que l’on a pensé un album dans sa globalité, avec un fil conducteur qui se traduit dans le titre, les visuels, les compositions et le travail du son.

Tube absolu

Le terriblement efficace Ice Cream, titre d’ouverture, nous plonge droit dans le bain. Un éclat de rire, et un roulement de batterie balance la sauce. Ça bouillonne puis ça explose ; la formule déjà éprouvée est vérifiée par les lillois. Les changements de signatures rythmiques surprennent par leur maîtrise, autant que le travail sur le son, plus riche et subtil qu’il n’y paraît lorsqu’on lui prête une oreille attentive. Si le groupe cite volontiers Smash Mouth et Remy Zero parmi ses influences, c’est à My Bloody Valentine que l’on pense dès les premiers assauts de guitares.

Futur conditionnel

Les lillois réenclenchent progressivement le processus de composition : “Le projet principal est maintenant d’enregistrer un album, un objet à l’atmosphère cohérente, et en même temps représentatif de chaque membre du groupe. Ils annoncent une tournée pour l’automne et une réédition, pour l’occasion, de la cassette d’Everything Will Be Fine par Burger Records. Autant dire qu’on a hâte de les retrouver sur scène.

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