Catégories chronique nouveautéÉtiquettes , , ,

Piroshka, Brickbat (Bella Union / PIAS)

Piroshka BrickbatJ’étais à peu près sûr de ne pas avoir jeté « jeté » ces premiers mails reçus le 18 septembre 2017, à une époque où j’avais la tête ailleurs. Je n’avais donc pas tout à fait réagi comme il se devait à la nouvelle – comme il se devait ? Faire des bonds de cabri dans le salon, ressortir tous les disques des personnes concernées (une vingtaine de disques au total), déboucher une bouteille de vin (Rioja, merci), passer une nuit blanche à tout réécouter et tirer quelques plans sur la comète. Pour résumer, depuis Londres, un ami un peu perdu de vu — mais beaucoup croisé dans les années 1990 – m’annonçait la naissance d’un nouveau projet avec sa compagne. Cette nouvelle, en fait, je l’attendais depuis plus de deux décennies. Continuer « Piroshka, Brickbat (Bella Union / PIAS) »

Catégories sous surveillanceÉtiquettes , , , , , , ,

Piroshka

Piroshka
Piroshka / Photo : Neil Stewart

Qui ?

Miki Berenyi (Voix, guitare)

Kevin J McKillop, alias Moose (Guitare)

Mick Conroy (Basse)

Justin Welch (Batterie) Continuer « Piroshka »

Catégories playlistÉtiquettes , , , , , , ,

Playlist : Introducing Piroshka

Alors qu’un premier single est sur le point de paraitre – un peu comme si, au hasard, Lush épousait John Barry – et que les premières dates de concerts viennent d’être annoncées, retour en chansons sur le passé musical des quatre membres de Piroshka. Car derrière ce nom exotique, se cachent Miki Berenyi (Lush), Justin Welch (Elastica), Mick Conroy (Modern English) et, last but not least, Kevin J McKillop (Moose), acteurs aux fortunes diverses dans les années 1980 et 1990 qui, un premier album sous le bras, prouveront en 2019 que le talent, l’inspiration et l'(im)pertinence n’ont que faire du nombre des années…

Catégories chronique nouveautéÉtiquettes , ,

Spiritualized, And Nothing Hurt (Bella Union/Pias)

Spiritualized And Nothing HurtMême si on s’en doute toujours un peu, avec une sorte d’excitation un peu stupide mais toujours renouvelée plus de trente ans après, si l’on inclut ses débuts mirobolants au sein des Spacemen 3 (Playing With Fire – 1988, meilleur somnifère imagé de nos insomnies intoxiquées adolescentes et bien au-delà…), on ne sait jamais exactement ce que Jason Pierce va mettre dans sa boîte à musique. Continuer « Spiritualized, And Nothing Hurt (Bella Union/Pias) »

Catégories chronique nouveautéÉtiquettes , , , ,

Jonathan Wilson, Rare Birds (Bella Union/Pias)

Avant de poser Rare Birds sur la platine, je me méfiais beaucoup de ce que j’allais entendre. Tout d’abord parce qu’après deux albums splendides, Jonathan Wilson nous avait livré Slide By, un EP poussif (hormis Angel, une impeccable reprise de Fleetwood Mac). Ensuite le teasing de l’album s’est effectué avec des clips très vilains, aux images numériques périmées et d’un psychédélisme écœurant. On nous parla alors de synthés, d’électronique, de changements radicaux dans la production. Pendant des semaines alors, je n’arrive plus à écouter aucun disque folk de Laurel Canyon. Je dors mal. Je ressasse d’improbables rêves où David Crosby chante avec Devo. Parfois dans un cauchemar effroyable, Skrillex remixe Joni Mitchell. Je tente de calmer ces terreurs nocturnes en écoutant Trans de Neil Young. Mais en vain. Poussé par un relent d’audace, bravant les derniers avertissements lancés par cette infâme pochette, je me décide enfin à ouvrir ce Necronomicon bleu électrique.

Non seulement les premiers titres rassurent, mais ils subjuguent. Immédiatement. Avec Trafalgar Square, Over The Midnight et There’s a Light, Wilson érige une cathédrale de guitares folk, rock ou soul mâtinée de country. Une fois le décor planté, la pop retro délicieuse de Rare Birds va basculer imperceptiblement dans une autre dimension. Sur Sunset Blvd, il ralentit le rythme et déploie cordes et vocoder dans un ambiance onirique, voire cinématographique. Les claviers prennent une place centrale sur ce disque, mais pour autant, le musicien n’a pas radicalement modifié son écriture, ni sa production, comme on a pu l’entendre dire. En revanche, il a étendu sa palette, ouvert ses compositions à de nouvelles sonorités : il a mis du Air dans son CSN&Y, du Talk Talk dans son Jack Nitzsche et même du Dire Straits dans son Tom Petty. (Et au passage, il fait ça mieux que The War On Drugs.) A côté de ça, il récite aussi son Sgt Pepper comme personne (Miriam Montague). Continuer « Jonathan Wilson, Rare Birds (Bella Union/Pias) »