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Phoenix – Pour TTBC* au TINALS 2018

Ce que tu dois savoir pour épater voisine(s) et / ou voisin(s) au concert de Phoenix.

*TTBC = Trying To Be Cool
Phoenix live / Collection personnelle Phoenix

 

Que tu le veuilles ou non, que tu retournes le problème dans tous les sens, que tu les haïsses ou les vénères, il n’existe qu’une seule certitude : Phoenix est le groupe le plus übercool (© Paul Smith de Maxïmo Park) de la planète pop – ce qu’étaient par exemple les Beastie Boys à la fin du siècle dernier. Accueilli dans l’Hexagone avec suspicion à la sortie du pourtant inusable United en 2000 (trop jeune, trop beau, trop french, trop versaillais blah blah blah), le groupe a fini par revêtir les habits (sur mesure, les habits) de fils prodigues après la sortie de l’irrésistible Wolfgang Amadeus Phoenix en 2009, couronné par un triomphe aussi gigantesque qu’international. Depuis, cette autre bande des quatre associe à merveille crédibilité (concerts de poche pour la Blogothèque) et reconnaissance populaire, parfaitement entérinée par la sortie l’an dernier d’un sixième album studio, le multicolore Ti Amo, bande originale d’un été sans fin. D’été, justement, il en sera beaucoup questions à la nouvelle édition du TINALS, à Nîmes, où Phoenix pose ses instruments ce samedi 2 juin (scène Flamingo, 23h10). Alors, parce que ce sera le jour ou jamais pour épater la galerie au sujet du groupe que la terre entière nous envie, voici quelques informations de (presque) première main que tu ignorais peut-être…

1. On ne dirait pas comme cela, mais Phoenix et La Souris Déglinguée partagent, à quelques années près (deux décennies environ), une genèse commune : les deux groupes se sont formés sur les bancs de l’éminent Lycée Hoche de Versailles (sis au 73, avenue de Saint-Cloud). Vous avez dit Banlieue Rouge ?

2. Tu es sans doute déjà au courant : le guitariste Laurent Brancowitz est l’aîné de la bande. Et Phœnix n’est donc pas son coup d’essai. L’histoire a bien sûr déjà retenu sa présence au sein des mythiques Darlin’, trio indie noisy pop (pour résumer) qui donnera naissance à Daft Punk. Mais ce n’est pas la seule aventure musicale pré-Phoenix pour Branco. Il faut en effet y ajouter le tandem masculin-féminin Soul, auteur de chansons qui doivent autant à Spectrum qu’à Galaxie 500, et un concert à la… batterie avec ses compatriotes Spring, le 11 avril 1993 au Passage du Nord-Ouest parisien, en première partie de Prohibition, Planète Zen et Colm. Ce soir-là, Spring interprète trois chansons, dont une reprise bruyamment bancale du morceau Boy du groupe anglais Moose.

3. C’est entre autres grâce à un article signé Jean-Noël Dastugue dans le magazine-dont-on-n’écrira-pas-le-nom que Phoenix a été signé sur feu le label français Source.

4. En janvier 1998, alors qu’ils viennent de sortir un premier 45 tours vinyle sur leur label Ghettoblaster (une première version de Party Time, accompagnée en face B de City Lights) et que le label Source s’intéresse à eux, les quatre amis accompagnent leurs « concitoyens » de Air, en pleine promotion de leur premier album Moon Safari. Il en résulte quelques apparitions télé homériques, en particulier sur le plateau de l’excellent programme anglais Later with… Jools Holland, le temps d’une version abracadabrante de Sexy Boy.

5. Les jeunes Phoenix rêvaient de signer d’autres artistes sur leur label Ghettoblaster : ils ont ainsi failli « produire » Thomas Winter, frère de… Pedro (ex-manager de… Daft Punk – ça va, vous suivez ?), et DJ Deelat (David Girier-Dufournier pour l’état civil). Si le premier a fini par sortir deux albums (en 2003 et 2005), le second a disparu des radars (electro)pop moderne, après une apparition sur le premier album de… Daft Punk (le morceau Oh Yeah) et un maxi réalisé en 1999 sur la structure Crydamoure (structure cofondée par… Guy-Manuel de Homem-Christo).

6. Au moment de la sortie de United, les quatre compères habitaient ensemble dans un appartement de la Rive Gauche parisienne.

7. Bien sûr, tu n’es pas sans savoir que Deck D’Arcy est un pseudo. Mais avais-tu compris qu’il s’agissait d’un clin d’œil à la ville d’origine du bassiste, Bois d’Arcy, élégante commune des Yvelines.

8. Bien sûr, tu n’es pas sans savoir que Thomas Mars est un pseudo. Mais savais-tu que le chanteur s’est d’abord fait appeler… Blanche, puis qu’il a choisi l’éphémère surnom de Gordon Tracks pour signer le texte et interpréter le langoureux Playground Love destiné à la bande originale de Virgin Suicides, premier long-métrage d’une certaine Sofia Coppola.

9. Restons sur Mars : la batterie est son instrument de prédilection (cf. les prestations de Phoenix aux côtés de Air). Mais comme il était hors de question de se laisser atteindre par le « syndrome Phil Collins », il s’est vite concentré sur sa seule tâche de chanteur.

10. À jamais les premiers : Phoenix restera donc dans l’histoire comme le premier artiste français à avoir investi le célèbre Madison Square Garden de New York, le 20 octobre 2010. Le groupe sera même rejoint sur scène par ses vieux copains de… Daft Punk. Le triomphe fut absolu.

Phoenix à NYC / Collection personnelle Phoenix

11. On ne s’en doutait pas forcément, mais la britpop a fini par mener à (presque) tout. Même au management du groupe français le plus cool du XXIe siècle. En effet, Simon White, un des trois managers de Phoenix, fut jadis (comprendre au milieu des années 1990) le guitariste de Menswear, formation baptisée par Steve Mackay de Pulp, responsable d’un micro-revival mods et pilier de comptoir du fameux pub de Camden, The Good Mixer. Pour la petite histoire, ce groupe, moins malhabile qu’on a bien voulu le dire, a eu en France les honneurs d’une couve du magazine-dont-on-n’écrira-pas-le-nom.

 

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