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Selectorama : Jean-Yves Leloup

Jean-Yves Leloup, Techno 100, Le mot et le reste
Jean-Yves Leloup / Photo : Lou Chaussalet

RadioMentale, Global Techno, Happy Hour ou Audio, des titres qui rappelleront sans doute quelques grands moments de Radio FG à ceux qui commençaient à s’intéresser aux musiques électroniques au tout début des années 90, à un moment où les ondes étaient l’un des rares moyens de se tenir au courant. Jean-Yves Leloup fut un temps rédacteur en chef de la station parisienne, tâche qu’il assura aussi dans les colonnes de l’un des rares magazines dédiés au genre dans les années 90 : le précurseur Coda, bien avant les titres actuels auxquels il lui arrive aussi de collaborer. Il a également été l’un des premiers à tracer un lien entre art vidéo, art contemporain et techno à travers quelques expositions, et en prépare actuellement une prochaine pour le printemps 2019, Rêve Electro, à la Philharmonie de Paris. Cette rentrée marque aussi la sortie de Techno 100 chez Le Mot et le Reste, ouvrage somme sur les disques essentiels de la dernière révolution musicale -entre tubes, raretés et nouveautés -, qui connait une étourdissante seconde jeunesse depuis quelques années. A cette occasion, un Selectorama à forte puissance rythmique, où Leloup nous livre dix morceaux phares, parmi ses préférés. Continuer « Selectorama : Jean-Yves Leloup »

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Agnès Gayraud : « La dialectique que je décris, je l’ai constamment trouvée formulée dans la critique rock. »

Agnès Gayraud Dialectique de la pop
Agnès Gayraud / DR

Assurément, Dialectique de la pop est un livre important. Tant par son caractère inédit et novateur que par l’ampleur de son propos : élaborer une théorie de la pop,  qu’il faut ici comprendre non pas de manière étroite comme un genre particulier, mais dans son acception générale de « musique populaire enregistrée ». Car il s’agit pour Agnès Gayraud ‒ que nous connaissons aussi par son projet musical La Féline ‒ de penser l’objet « pop » en tant que philosophe. C’est-à-dire d’en définir le statut et la portée esthétiques, de tenter de cerner sa « singularité en tant qu’art », de cerner ses formes et ses conditions de production-diffusion. Autrement dit, s’attacher à prendre toute la mesure de ce qui s’est imposé comme l’une des formes culturelles majeures de ces soixante dernières années, de ses expressions les plus mainstream au plus pointues. Une entreprise importante, répétons-le, qui mérite donc bien de revenir avec l’auteure sur certaines de ses grandes thématiques.  Entretien. Continuer « Agnès Gayraud : « La dialectique que je décris, je l’ai constamment trouvée formulée dans la critique rock. » »