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Consommer Local au TINALS 2018

A gauche : Rustyn’s, en haut : Cathedrale, en bas : Lullies

À This Is Not A Love Song, il y a les têtes d’affiche… Cette année, The Breeders, Cigarettes After Sex, Ty Segall, Phoenix, viendront jouer sous le soleil brûlant de Nîmes. Il y a aussi quelques groupes locaux dont vous n’avez certainement pas autant entendu parler.  Remercions donc vivement les programmateurs de faire une petite place aux formations underground françaises. C’est loin d’être anodin et même courageux : les médias hexagonaux, en tout cas les généralistes, ont tendance à traiter avec indifférence, quand ce n’est pas avec mépris, tout un pan du rock d’ici. Continuer « Consommer Local au TINALS 2018 »

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Peter Perrett

Peter Perrett / Photo Domino Records Co.

Miraculeusement rescapé de ses décennies d’abus dangereux, l’ex-leader de The Only Ones, groupe majeur et influent de la fin des années 1970, resurgit de la tombe qu’il avait lui-même creusée pour signer un somptueux testament musical, How The West Was Won, où étincelle à nouveau son écriture à la fois mordante et romantique. C’est sur la Grande Scène Paloma du This Is Not A Love Song Festival que l’on retrouvera cette légende du rock le vendredi 1er juin à 19h30. Continuer « Peter Perrett »

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John Maus

John Maus

Pendant les six années qui séparent l’interview et la chronique que nous proposons de (re)découvrir ci-dessous à l’occasion de ses concerts de la semaine à La Villette Sonique et au TINALS, John Maus n’a publié aucun disque. En ce qui nous concerne, entre We Must Become The Pitiless Censors Of Ourself (2011) et Screen Memories (2017), la terre s’est presque arrêtée de tourner. Dans l’espace cosmique où l’intéressé vit retranché quand il quitte notre planète, il a récemment prétendu que seulement 10 minutes s’étaient écoulées (1). Il est vrai que John Maus, son art et son engagement n’ont pas changé d’un iota.  Pour le reste, précisons que John Maus a eu le temps de se marier, de bricoler un synthétiseur modulaire, de mener à bien une session d’enregistrement dont sont sortis deux nouveaux chefs-d’œuvre (Screen Memories et le tout neuf Addendum) et de répéter ses chansons avec son frère et un véritable groupe pour des concerts toujours aussi spectaculaires, dont celui de ce samedi 02 juin, sur la scène Paloma du This Is Not A Love Song Festival. Continuer « John Maus »

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Sparks

Ron et Russell Mael / Sparks

Un chanteur androgyne à la voix haut perchée, un clone moustachu et inquiétant de Charlie Chaplin martelant sans sourciller sur son clavier une mélodie bubblegum : c’est l’image la plus marquante, parfois la seule, que l’on associe à Sparks. A moins qu’il ne s’agisse, francophilie oblige, des quelques séquences du clip de Tim Pope illustrant le tube Singing In The Shower (1989) co-interprété avec les Rita Mitsouko. Pourtant, au-delà de ces quelques impressions visuelles réductrices, ce duo californien fondé par les frères Ron et Russell Mael au début des années 1970 a su imposer, au fil de ses cinq décennies d’existence et de ses vingt-cinq albums, une empreinte profondément originale dans l’histoire de la pop. Continuer « Sparks »

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The Jesus And Mary Chain

Jim Reid / The Jesus And Mary Chain

Même au nom de la grande déflagration noisy pop qui sauva notre adolescence de la frustration et de l’ennui terminal, on saura gré aux frères Reid d’avoir eu la mesure, le recul et la décence nécessaire pour ne pas avoir tenté de nous infliger une bruyante et vaine tentative vengeresse de type Psychocandy II, la mission. Étrangement familier, mais doté de son propre mystère au-delà d’une nostalgie qu’on peine grandement à évacuer tout à fait, Damage And Joy aura finalement prouvé qu’ils avaient encore quelque chose à nous montrer. Et sur scène, la magie opère encore, sans volonté de nuire mais sachant encore doser et le bruit et l’émotion. Les cris de joie et les yeux embués qu’on a pu voir à la dernière Route du Rock ou à Rock en Seine peuvent en attester. On attend donc encore avec impatience les frères Reid le Vendredi 1er Juin sur la scène Flamingo du This Is Not A Love Song Festival à Nimes, à minuit passé. Continuer « The Jesus And Mary Chain »

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Trouble & Ideal

Pour une programmation censée être faite à l’arrache — le festival s’est créé sous l’impulsion d’Étienne Blanchot suite à son départ lapidaire de Villette Sonique, on peut dire que c’est un coup de poing américain au nez de la morosité que le festival Ideal Trouble nous propose pour sa première édition. Vive, curieuse et bruyante, elle affûtera les armes pour des lendemains encore possibles dans un contexte où les propositions pointues, affranchies et défricheuses semblent n’avoir pas d’autre choix que de reprendre la route de l’indépendance. Ne cherchez pas : l’esprit de Villette Sonique est bien là, tout comme les anciens lecteurs d’un magazine pop moderne se retrouveront sûrement un peu plus sur ce site que dans la désormais risible publication en kiosque qui ose encore en porter le nom. Continuer « Trouble & Ideal »

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Lawrence Of Belgravia de Paul Kelly (2011, Heavenly Films)

« I live my life as if I was in a film, you could have been my co-star, oh what a thrill ! » Ça torturait Lawrence depuis un bout de temps. Ces mots sont tirés de la chanson I Talk With Robot Voice, extraite de l’album de Go-Kart Mozart, On The Hot Dog Streets, mais écrite il y a des années déjà. On ne cherchera pas à la dater précisément, mais la première mouture a possiblement près de quinze ans. Et puis, l’intéressé le confie volontiers en interview : il a toujours su, quelque part, qu’on ferait un film sur lui. Tout comme un livre, d’ailleurs. Il est tellement sûr de son talent, il attend tellement le succès qu’il s’y est toujours préparé. Et il a derrière lui une histoire tellement incroyable. Continuer « Lawrence Of Belgravia de Paul Kelly (2011, Heavenly Films) »