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Propellerheads, Decksandrumsandrockandroll (Wall Of Sound/PIAS)

Il y a quelque chose d’étrange à voir rééditer un disque dont nous avons vécu les soubresauts (presque) en direct. Je dois me confier, au nom des saintes écritures Nuggets / C86 / Techno de Detroit / House de Chicago / Northern Soul et aux autres parangons du bon goût sûr :  je suis tombé dans la marmite de la musique grâce au Big Beat, cet improbable mélange syncrétique – et souvent cheesy – de samples de rocks, de breakbeats hip hop accélérés et parsemés de lignes acides de TB303. Continuer « Propellerheads, Decksandrumsandrockandroll (Wall Of Sound/PIAS) »

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Maximum Joy, I Can’t Stand It Here On Quiet Nights (Silent Street)

Singles 1981-82

Bien avant de voir naître le Trip Hop au tournant des années 90, Bristol a connu l’émergence d’une scène punk qui pratiquait déjà le crossover, n’hésitant pas à s’inspirer de genres a priori assez éloignés de ses racines. The Pop Group en premier lieu, qui contribuera à sa manière à définir tout un pan du post-punk, entraînant dans son sillage une pelletée d’autres formations issues du punk, mais ne se limitant pas aux canons du genre.  Continuer « Maximum Joy, I Can’t Stand It Here On Quiet Nights (Silent Street) »

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Zuider Zee, Zeenith (Light In The Attic)

Il est quelque fois rassurant de constater que le travail ingrat de fouilles archéologiques dans le lointain passé de la pop permet encore d’exhumer des pièces importantes d’un patrimoine musical négligé ou carrément inconnu. C’est le cas aujourd’hui avec cet album inédit de Zuider Zee. Injustement relégué à n’occuper qu’une place dérisoire dans les notes de bas de page de l’histoire de la power pop sur la foi d’un unique album publié et trop vite enterré par CBS en 1975, cet obscur quartet américain mérite en effet d’être redécouvert et réhabilité.  Continuer « Zuider Zee, Zeenith (Light In The Attic) »

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Pierre Vassiliu, Face B – 1965-1981 (Born Bad)

Cette année, Born Bad fête sa centième référence en publiant une compilation de Pierre Vassiliu. Nous n’aurions pas parié beaucoup là-dessus, il y a une dizaine d’années, et pourtant, la cohérence de ce choix est indiscutable dans le parcours du label francilien. Continuer « Pierre Vassiliu, Face B – 1965-1981 (Born Bad) »

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Holger Czukay, Cinema (Grönland)

Environ six mois après sa disparition, l’œuvre de Holger Czukay se voit gratifier d’une dense anthologie (cinq disques, quand même) publiée chez les anglais de Grönland Records. Intitulée Cinema, elle vient nous rappeler que la vie du bassiste moustachu ne saurait, en effet, se résumer à sa seule participation au groupe allemand Can – aussi essentielle fut-elle. Continuer « Holger Czukay, Cinema (Grönland) »

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Gilles Pellegrini & the Stew with Dave & J.J., Live at Week-End Club de Paris (Cameleon)

Depuis quatre ans, le label Cameleon chine le patrimoine français (et parfois international) à la recherche de raretés et perles à rééditer. Ainsi, grâce au travail de Claude Picard, nous avons pu mettre la main sur quelques-uns des 45 tours hexagonaux les plus hallucinants des années soixante (Les Homards Violets, Le Chorus Reverendus, Les Fraises des Bois), des classiques du punk français (Soggy, Angel Face, Gazoline) comme des albums d’une folie rare (l’étonnant Demon & Wizard). Continuer « Gilles Pellegrini & the Stew with Dave & J.J., Live at Week-End Club de Paris (Cameleon) »

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Television Personalities, Beautiful Despair
(Fire/Differ-Ant)

Je me souviens très bien de l’appartement de Jowe Head à Stoke Newington où ces morceaux ont été enregistrés. C’était l’été 1990 et nous étions allés à Londres rencontrer les Television Personalities pour une interview «historique» et très complète pour notre fanzine d’alors : Bonjour Chez Vous – interview qui n’a d’ailleurs jamais été retranscrite et qui n’est donc jamais parue. J’en conserve, sachez-le, quelques regrets.
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Grouper – The Man Who Died In His Boat (Kranky)

Alors qu’est réédité ces jours-ci l’un des monuments de Grouper, le sublime Dragging A Dead Deer Up A Hill, le prestigieux label Kranky fait enfin paraître une collection inédite de chansons de la divine Liz Harris datant de cette même année 2008. Il y aurait long à écrire sur ce qui fait le charme de la musique de cette enchanteresse : sa beauté mystique qui invite au recueillement, l’impression de proximité et d’intimité qui émane des quelques accords de guitares de ses partitions folk, ce drone envoûtant comme un fort parfum d’encens, sa mythologie de la solitude et d’un rapport singulier (et parfois monstrueux) à la nature. Et que dire de cette si paisible voix qui, à peine susurrée, emplit avec aisance l’espace sonore et l’imagination de l’auditeur… Comme la plupart des albums de Grouper, The Man Who Died In His Boat repose sur un concept – comme on dit laidement. Continuer « Grouper – The Man Who Died In His Boat (Kranky) »

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Grouper – Dragging A Dead Deer Up A Hill (Kranky)

La réédition en 2013 de Dragging A Dead Deer Up A Hill fera certainement figure, cinq ans après sa parution initiale, de non-événement. Cela conviendra à ravir à tous ceux qui veulent garder intime cette musique aussi subtile qu’essentielle. Surtout, il s’agira du plus bel hommage rendu à la musique de Liz Harris, elle-même empreinte de passivité, comme une ode au retrait, à l’inaction et aux sensations. On en voudrait presque à la chanteuse d’intenter un quelconque discours narratif, tant l’essentiel ici, relève du monde du suggéré. Bien avant qu’Animal Collective ne s’entiche de sa sensuelle évidence, la musique de Liz Harris méritait déjà l’attention. Elle s’était inventée tout un monde, une mythologie de l’étrange, où des créatures à demi-mortes se laissaient caresser par un vent métaphysique (Second Wind/Zombie Skin). Même si on l’imaginait alors comme une musicienne purement expérimentale, Liz Harris était déjà une artiste folk, en un sens bien plus proche de Vashti Bunyan que de Sunn O))).  Au milieu des années 2000, Liz Harris fait paraître un premier CD-R (Grouper) aussitôt suivi de Way Their Crept (l’autre chef-d’œuvre paru en 2005 sur Free Porcupine Society) qui reprend la plupart de ses titres. Continuer « Grouper – Dragging A Dead Deer Up A Hill (Kranky) »