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I Like 2 Stay Home #33 : Murat, Jean-Louis.

Un mix thématique par jour à écouter en temps de confinement.

Une fois le voile levé, en d’autres termes, une fois les chansons brillants de milles sons, en d’autres termes rééditées, celles-ci sont alors venues – définitivement – me pénétrer l’âme et le corps. Comme si je ne pouvais pas jusqu’à présent, comprendre, ce que Jean-Louis Murat appelle quand il parle de ses textes, ce latin des âmes perdues. Car, excusez-moi, oui, c’est de Jean-Louis Murat qu’il s’agit. Et de mon obsession récente pour ses disques. Tous ses disques. Jean-Louis Murat ne se résume pas à un album, il faut plonger dans son œuvre en intégralité pour mieux comprendre – vous pouvez remplacer comprendre par ressentir – cette œuvre gigantesque et ces incroyables mutations. Tour à tour môme éternel, pop cubiste, folk proustien,  électromélancolisme, électronomatopées, pop let-triste (avec ou sans tiret), tourbillons d’électricité van gogh-ien, aucun disque de Murat ne se ressemble mais tous, ressemblent à Murat, à cet homme mystérieux, romantique, contemplatif, colérique, féminin, vivant, terrien, mélancolique. Tout ça mis ensemble donne l’impression d’un désordre, d’une richesse, d’une explosion de sentiments – nouveaux et anciens -, de quelque chose qui se livre totalement. Bref, d’être une musique qui s’ébat libre et heureuse de n’être que ce qu’elle est. Continuer « I Like 2 Stay Home #33 : Murat, Jean-Louis. »

Catégories disques rares et oubliésÉtiquettes , , , , ,

David Pajo, 1968 (Drag City, 2006)

David Pajo, 1968Pourquoi lui plutôt qu’un autre ? Peut-être pour les quelques souvenirs qu’il m’avait laissés ou bien parce que ce soir, je n’(en) attendais pas grand-chose si ce n’est des moments de beauté qui viendraient se glisser entre les silences. Pourquoi l’avoir acheté à l’époque d’ailleurs ? Sûrement la pochette et les quelques histoires que j’avais lu sur lui. Ou peut-être ces mots lus récemment – « ….simplicité qui donne de la profondeur. » – ces mots qui m’ont fait penser à Bark PsychosisHex (1994)- , SlintSpiderland (1991)-, puis qui m’ont donné envie de. Tout ça, ce ne sont que des questions qui ne méritent pas de réponses. Continuer « David Pajo, 1968 (Drag City, 2006) »

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Daniel Darc, Amours Suprêmes (Water Music)

Via son label Water Music, Frédéric Lo – l’homme par qui Daniel Darc a ressuscité une dernière fois en 2004 avec l’immortel Crèvecœur – offre aujourd’hui au parfois discuté Amours Suprêmes – deuxième et dernier chapitre de ses aventures musicales avec l’auteur de Paris ou Je Suis Déjà Parti – une nouvelle vie en format digital. L’occasion était trop belle pour ne pas demander à l’amateur (de vin, de rock, de littérature, de vélo – dans le désordre, bien sûr) Michel Valente de rejoindre Section 26.

– Christophe Basterra

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