Catégories chronique nouveauté, chroniquesÉtiquettes , , , , ,

Vacant Gardens, Under The Bloom (Tall Texan)

Glenn Donaldson nous avait déjà fait le coup avec Anxiety Art, l’excellent disque de The Reds, Pinks & Purples paru l’année dernière. Non, tout bien réfléchi, cela fait presque 20 ans qu’il récidive à sortir de son chapeau de nouveaux projets stylistiquement différents, au cercle de confidentialité aussi resserré que l’intimité qu’il ne cesse de tisser, disque après disque – et le monsieur est du genre productif -, avec ses fidèles auditeurs. D’une façon non exhaustive, rappelons la pop minimaliste d’Art Museums (avec le regretté Josh Alper), les chansons pastorales et surréalistes  de The Skygreen Leopards (avec Donovan Quinn), la cold wave germanique, nerveuse, martiale et romantique de Horrid Red  et Teenage Panzerkorps pour ne citer que les projets qui ont connu un embryon de succès, et sans jeter la pierre à celles et ceux qui n’en ont jamais entendu parler… Continuer « Vacant Gardens, Under The Bloom (Tall Texan) »

Catégories mixtapeÉtiquettes , , , ,

I Like 2 Stay Home #12 : En Attendant La Reprise, Volume 2

Un mix thématique par jour à écouter en temps de confinement.

Il y a quelques semaines déjà, nous commencions cette série de mixtapes quotidiennes avec, entre autres, le premier volume de l’étonnante collection de reprises de Xavier Mazure. Voici le second, avec pour rappel, ce qu’il nous disait alors : « Et si on publiait des compilations pour égayer les journées de nos lecteurs pendant qu’il sont confinés ? » « Ça tombe bien, j’ai une compilation de reprises que j’ai faite pour la naissance de mon fils. La reprise, c’est un joli thème pour cette période un peu angoissante. » Voici donc En Attendant La Reprise, une compilation qui n’était pas du tout prévue pour ces circonstances. Cinquante-deux (soit deux fois vingt-six, vous avez bien compté) citations et réinterprétations, qui entre deux mystères, suggèrent aussi que les choses belles n’ont jamais de fin. Continuer « I Like 2 Stay Home #12 : En Attendant La Reprise, Volume 2 »

Catégories mixtapeÉtiquettes , , , , ,

I Like 2 Stay Home #2 : En Attendant La Reprise, Volume 1

Un mix thématique par jour à écouter en temps de confinement.

« Et si on publiait des compilations pour égayer les journées de nos lecteurs pendant qu’il sont confinés ? » « Ça tombe bien, j’ai une compilation de reprises que j’ai faite pour la naissance de mon fils. La reprise, c’est un joli thème pour cette période un peu angoissante. » Voici donc le premier volume d’En Attendant La Reprise, une compilation qui n’était pas du tout prévue pour ces circonstances. Cinquante-deux (soit deux fois vingt-six, vous avez bien compté) citations et réinterprétations, qui entre deux mystères, suggèrent aussi que les choses belles n’ont jamais de fin. Continuer « I Like 2 Stay Home #2 : En Attendant La Reprise, Volume 1 »

Catégories chronique nouveautéÉtiquettes , , ,

Handle, In Threes (Upset The Rhythm)

In Threes est un de ces disques trop rares qui vous cueillent sans prévenir, au moment où l’on s’y attend le moins. Pas besoin de quelconque préambule, introduction, note d’intention, ni même d’une première écoute attentive. Ça tombe bien : on ne sait rien ou presque sur ces jeunes gens de Handle qui sortent de nulle part. On nous souffle seulement que l’un des membres a été élève dans le bahut de Martin Moscrop, ce qui n’est pas anodin mais n’explique pas entièrement l’affaire. Continuer « Handle, In Threes (Upset The Rhythm) »

Catégories festivals, interview, playlistÉtiquettes , ,

FAME 2020 : Cool Daddio, The Second Youth of R. Stevie Moore de Monika Baran et Imogen Putler

+ Interview « Mots-Clés » et Playlist consacrée au parrain du home recording

Cool Daddio, The Second Youth of R. Stevie Moore de Monika Baran et Imogen Putler
Cool Daddio, The Second Youth of R. Stevie Moore de Monika Baran et Imogen Putler

Difficile d’échapper aux chiffres quand il s’agit de R. Stevie Moore. Cinquante années d’enregistrements, quatre cents albums, des centaines de vidéos. Des chiffres et des nombres hors normes, fruits du travail d’un passionné toujours resté à la marge. Surtout, il est dommage qu’il n’existe pas d’unité de mesure de la liberté et de l’honnêteté, car ce sont les domaines d’excellence de R. Stevie. C’est justement de ce double mérite que le film de Monika Baran et Imogen Putler, Cool Daddio : The Second Youth of R. Stevie Moore, tente de témoigner. Continuer « FAME 2020 : Cool Daddio, The Second Youth of R. Stevie Moore de Monika Baran et Imogen Putler »

Catégories interviewÉtiquettes , , , ,

Bill Baird ou comment réussir dans l’industrie du disque

Bill Baird
Bill Baird / Photo : Fabian Villa

Après être tombé en admiration devant Spring Break Of The Soul (2013) et avoir rédigé à la va-vite un Sous Surveillance pour la RPM sur son auteur (un Sous Surveillance sur artiste qui avait déjà enregistré une bonne dizaine de disques – quelle idée !), j’ai manqué presque toutes les occasions d’écrire sur Bill Baird. Il faut dire que le prodigieux secret-le-mieux-gardé-des-USA, qui a revisité à sa façon presque tous les genres de la pop (des Beach Boys au krautrock) sans jamais se départir de son style, fait curieusement peu de vagues, dans nos contrées comme ailleurs. Pourtant, on ne peut dire que les opportunités de chroniques ont manqué, puisque l’ancien jeune premier devenu outsider enregistre en moyenne deux albums par an depuis qu’il a claqué avec panache la porte de C(r)apitol Records. Désormais, le Texan résidant en Californie compte une trentaine de disques et cassettes à son Bandcamp sous les noms de Sound Team, Sunset et Bill Baird. Mea culpa, donc. Toutefois, à l’heure des bonnes résolutions, je prends chaque année le temps d’écouter ses derniers disques sortis confidentiellement en me disant que c’est dommage, toutes ces occasions manquées. Et puisque les dernières livraisons (composées entre autres de Gone, Owl (Arthur King Presents) et Daily Ever Drawning) sont excellentes, l’occasion semble (enfin) parfaite pour rattraper minutieusement le temps perdu.

Continuer « Bill Baird ou comment réussir dans l’industrie du disque »

Catégories chronique nouveautéÉtiquettes ,

Jeremy Jay, Dangerous Boys (Switchblade / Domino Publishing)

Jeremy Jay, Dangerous BoysJe me rappelle la première fois où j’ai rencontré la musique de Jeremy Jay. J’avais pris l’habitude de guetter la programmation des concerts de The Smell à Los Angeles qui constituait le meilleur vivier de cette époque et où se croisaient la plupart des musiciens que j’aimais. C’était en 2006 ou 2007, et un nouveau nom était au menu. Aussitôt, je me suis rendu sur la page MySpace de Jeremy Jay, où le curieux était accueilli par Secret Sounds dans sa version primitive (la plus belle), celle avec sa guitare désaccordée et son énergie juvénile. Surprise de découvrir une chanson aussi immédiate et élégante à la fois : le coup de foudre. Puis vinrent  l’écoute du fameux single Airwalker, avec en face B la reprise d’Angels On The Balcony et les deux excellents premiers albums parus sous le protectorat de Calvin Johnson (A Place Where We Could Go en 2008 et Slow Dance, l’année suivante). Continuer « Jeremy Jay, Dangerous Boys (Switchblade / Domino Publishing) »