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Ariel Pink — La discothèque rose

Ariel Pink Paris Psych Fest 2018 La Route du Rock Xavier Mazure Section26

Il n’avait pas joué à Paris depuis 3 ans : Ariel « Pink » Rosenberg sera en concert ce samedi  1er septembre à La Machine du Moulin Rouge, dans le cadre des 5 ans du Paris Psych Fest auquel nous allons consacrer quelques articles cette semaine. L’occasion est trop belle pour ne pas relire cette interview en forme de rétrospective (réalisée en 2014 à l’occasion de la sortie du luxuriant Pom Pom) et la chronique du récent Dedicated To Bobby Jameson (un grand merci aux copains d’Hartzine) qui nous autorisent à republier cette dernière).

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Pram, Across The Meridian (Domino)

De l’art de reprendre les choses où elles ont été (dé)laissées… Mais reprenons plutôt au commencement. Lors de la dernière décennie du siècle passé, trois jeunes groupes de Birmingham partageant des influences communes incarnaient les nobles espoirs d’une musique pop à la fois moderne, richement référencée, onirique et lettrée. Formée en 1996, Plone, la formation la plus électronique de ce beau trio disparut après deux EP’s prometteurs et un unique album (For Beginner Piano en 1999). Nettement plus prolifique, Broadcast est mort dans un océan de larmes avec sa sublime chanteuse Trish Keenan, sans avoir fini de nous raconter toutes ses histoires de pays des merveilles et de crépuscules. Enfin, Pram, le premier des trois, est resté silencieux pendant onze années. Continuer « Pram, Across The Meridian (Domino) »

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Section 25 – The Key Of Dreams (Factory Benelux – 1982)

N’en déplaise aux conservateurs du Rock and Roll Hall Of Fame, la petite histoire de la musique pop moderne est pleine de disques passés aux oubliettes, et dont la valeur ne peut s’estimer au regard des exemplaires vendus, ni de leur descendance. La sensation de la redécouverte, c’est justement ce qui rend l’exercice de chercheur d’or auquel nous nous adonnons tous si passionnant, et les erreurs (rarement manifestes) ne se révèlent souvent que lors de la rencontre d’une subjectivité un peu snob avec l’un de ces disques laissés pour compte. Et tant mieux si le phénomène ressemble parfois davantage au frottement de deux babouches qu’à celui de la lampe par Aladdin. Ainsi, aujourd’hui encore, Section 25 est le groupe mineur de deux disques essentiellement réservés aux initiés : Always Now (1981) et From The Hip (1984). Continuer « Section 25 – The Key Of Dreams (Factory Benelux – 1982) »

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John Maus

John Maus

Pendant les six années qui séparent l’interview et la chronique que nous proposons de (re)découvrir ci-dessous à l’occasion de ses concerts de la semaine à La Villette Sonique et au TINALS, John Maus n’a publié aucun disque. En ce qui nous concerne, entre We Must Become The Pitiless Censors Of Ourself (2011) et Screen Memories (2017), la terre s’est presque arrêtée de tourner. Dans l’espace cosmique où l’intéressé vit retranché quand il quitte notre planète, il a récemment prétendu que seulement 10 minutes s’étaient écoulées (1). Il est vrai que John Maus, son art et son engagement n’ont pas changé d’un iota.  Pour le reste, précisons que John Maus a eu le temps de se marier, de bricoler un synthétiseur modulaire, de mener à bien une session d’enregistrement dont sont sortis deux nouveaux chefs-d’œuvre (Screen Memories et le tout neuf Addendum) et de répéter ses chansons avec son frère et un véritable groupe pour des concerts toujours aussi spectaculaires, dont celui de ce samedi 02 juin, sur la scène Paloma du This Is Not A Love Song Festival. Continuer « John Maus »

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Gary War, Gaz Forth (Feeding Tube Records)

En dépit de quelques beaux exemples, le succès d’Ariel Pink ne profite guère à ses vieux amis. Ces jours-ci, Julia Holter et John Maus font figure d’exception après quelques années d’indifférence – on ne cessera de rire en songeant à l’accueil de Songs en 2006 par les médias qui l’encensent aujourd’hui. Et pourtant, entre Norah Keyes (The Centimeters, Rococo Jet), Robert Robinson (Sore Eros), Matt Fischbeck (Holy Shit), Geneva Garvin (Geneva Jacuzzi), le loufoque Harry Merry et Greg Dalton (Gary War), le talent ne manque pas… Continuer « Gary War, Gaz Forth (Feeding Tube Records) »

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Donzii

Donzii
Photographie : David C. Gordon alias Funkiller

Qui ?

Jenna Balfe (chant, claviers)
Dennis Fuller (basse, machines)
Monroe Getz (batterie)
Nick DeLucca (guitare)

Où ?

Miami, New-York (Etats-Unis)

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S’engouffrer dans l’Elbrecht

Jorge Elbrecht
Illustration : Pauline Nuñez.

Entre le Costa Rica, la Floride, New-York, la Californie et le Colorado, depuis presque 15 ans, avec un éclectisme remarquable, Jorge Elbrecht transforme  tout ce qu’il touche en autant de pierres et métaux précieux. Guitariste pour Ariel Pink, producteur amoureux des volutes pour Tamaryn, Drab Majesty, No Joy ou Frankie Rose (la liste est longue), artiste visuel, et tout ensemble pour ses projets personnels (Lansing-Dreiden, Violens, Presentable Corpse…), il est encore aujourd’hui l’un des plus fascinants et énigmatiques musiciens du paysage pop. À l’occasion de la sortie du récent Here Lies, passionnant disque collectionnant plus de 10 années d’enregistrements inédits, il nous a semblé indispensable de dresser le portrait de ce héros romantique (même s’il réfute cet adjectif). Un romantique taiseux et un peu schizophrène…

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Tomaga, Memory In Vivo Exposure (Hands In The Dark)

Ces jours-ci, la maison française d’excellence Hands In The Dark célèbre ses 7 années d’existence de la plus belle des manières en publiant le nouveau disque de Tomaga, l’un de ses plus beaux fleurons de la pop expérimentale d’outre-Manche.
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Grouper – The Man Who Died In His Boat (Kranky)

Alors qu’est réédité ces jours-ci l’un des monuments de Grouper, le sublime Dragging A Dead Deer Up A Hill, le prestigieux label Kranky fait enfin paraître une collection inédite de chansons de la divine Liz Harris datant de cette même année 2008. Il y aurait long à écrire sur ce qui fait le charme de la musique de cette enchanteresse : sa beauté mystique qui invite au recueillement, l’impression de proximité et d’intimité qui émane des quelques accords de guitares de ses partitions folk, ce drone envoûtant comme un fort parfum d’encens, sa mythologie de la solitude et d’un rapport singulier (et parfois monstrueux) à la nature. Et que dire de cette si paisible voix qui, à peine susurrée, emplit avec aisance l’espace sonore et l’imagination de l’auditeur… Comme la plupart des albums de Grouper, The Man Who Died In His Boat repose sur un concept – comme on dit laidement. Continuer « Grouper – The Man Who Died In His Boat (Kranky) »